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"Fermer et accepter" : quand internet vous oblige à avaler des cookies

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Par euronews & AFP
Karly Domb Sadof/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved.
Karly Domb Sadof/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved.   -   Tous droits réservés  Karly Domb Sadof/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved.

"Tout accepter", "Gérer ses choix" et "Continuer sans accepter". Ces options, vous les avez forcément rencontrées en naviguant sur internet et en visitant un site pour la première fois. Faites-vous partie des nombreux internautes qui veulent se débarrasser de ce message le plus vite possible et acceptent tous les cookies ? Ou au contraire êtes-vous de ceux qui vont éplucher les différentes options de consentement pour en refuser le plus possible ?  

La Cnil, gardienne de la vie privée des Français, a justement infligé de lourdes amendes de respectivement 150 et 60 millions d'euros à Google et Facebook pour leurs pratiques en matière de cookies, ces petits fichiers informatiques installés par les sites internet sur les terminaux de leurs visiteurs, à des fins techniques ou de publicité ciblée.

Ils permettent notamment aux régies de tracer la navigation de l'utilisateur, pour pouvoir lui envoyer de la publicité personnalisée en lien avec ses centres d'intérêt. Ils sont régulièrement dénoncés pour les atteintes à la vie privée qu'ils peuvent causer.

"La Cnil a constaté que les sites facebook.com, google.fr et youtube.com ne permettaient pas" de refuser les cookies "aussi simplement" que de les accepter, a-t-elle indiqué.

Il est en effet souvent très long et fastidieux pour l'internaute de refuser les cookies. 

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Chacune de ces petites cases renvoie à une page extérieure... Et aucune option "Refuser"capture d'écran

Depuis l'entrée en vigueur du règlement européen sur les données personnelles (RFPD) en 2018, les sites internet sont tenus de respecter des règles plus strictes pour recueillir le consentement des internautes avant de déposer leurs cookies.

La Cnil avait donné jusqu'à avril 2021 aux éditeurs des sites pour s'adapter à ce durcissement et prévenu qu'elle commencerait à sanctionner après ce délai.

En juillet, Le Figaro avait été le premier à faire les frais de cette rigueur accrue, en se voyant infliger une amende de 50 000 euros pour des cookies déposés par des partenaires du journal, "sans action" de la part de l'internaute ou "malgré son refus".

Mais aujourd'hui, selon le Journal du Net86% des sites français se plient aux règles de la Cnil, quand 82% des étrangers s'en moquent. Parmi les sites français, certains font tout pour forcer le visiteur à accepter les cookies, en rendant la procédure de refus extrêmement laborieuse (il faut souvent décocher les cookies de chaque partenaire commercial dans des menus cachés), mais d'autres sites, n'affichant même pas le lien "continuer sans accepter", proposent de continuer sans cookies, mais en choisissant une formule... payante.   

D'une manière générale, la Cnil recommande que sur les bandeaux de recueil de consentement, le bouton "Refuser tout" soit aussi facile d'accès que "Tout accepter". Restant vigilante, la commission a prévenu que de nouvelles mises en demeure et sanctions éventuelles allaient être prononcées.