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Internet : lancement de "De facto", plateforme indépendante contre les fake news

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Par euronews  avec AFP
Capture du site web "De Facto", le 11 janvier 2022
Capture du site web "De Facto", le 11 janvier 2022   -   Tous droits réservés  De Facto

Comment déconstruire les fake news qui pullulent sur Internet ? Un collectif de chercheurs, journalistes et spécialistes de l'éducation aux médias se sont unis pour lancer "De facto", une plateforme de lutte contre la désinformation et déclinaison française d'un projet lancé à l'échelle européenne.

Cette initiative présentée ce mardi, portée par Sciences-Po, l’AFP, le Clemi (Centre de liaison de l'enseignement et des médias d'information) et la plateforme collaborative XWiki, est née d'un appel à projets lancé par la Commission européenne.

"De facto" s'inscrit dans une dynamique européenne centrée autour de l'Observatoire européen des médias digitaux (European Digital Media Observatory, EDMO) qui fédère les différentes initiatives. L'objectif de cet observatoire, créé en juin 2020, est de permettre de soutenir des actions et des outils portés par des équipes interdisciplinaires sur les problématiques de désinformation de le but de la déconstruire.

De ce programme cofinancé par la Commission européenne, huit observatoires des médias et de l’information, dont "De facto", couvrant quinze pays européens ont vu le jour pour contrer les fausses informations à l'échelle du Vieux Continent.

"De facto", tout comme ses voisins européens, est "indépendant des institutions, du gouvernement et des initiatives que le gouvernement pourrait prendre sur la désinformation", a souligné Dominique Cardon, directeur du Medialab de Sciences-Po, lors d'une conférence de presse.

"Liberté académique" et "principe d'indépendance des rédactions journalistiques" animent la plateforme dont le lancement est "la première pierre d'un ensemble d'actions qui vont se déployer dans les années a venir", a-t-il ajouté.

"L'AFP va coordonner la publication de factchecks qui viennent non seulement de sa rédaction mais aussi d'autres rédactions", telles que Libération, Radio France, 20minutes et Les surligneurs, premiers partenaires de cette initiative, a expliqué Christine Buhagiar, directrice Europe de l'AFP. "Il peut y avoir d'autres partenaires qui nous rejoignent dans le courant de l'année, la porte restera toujours ouverte", a-t-elle poursuivi.

Seront également disponibles sur le site des contenus pédagogiques, expliquant comment l’information peut être falsifiée et vérifiée. Enseignants et médias pourront aussi y trouver des outils plus spécialisés et l'accès à des logiciels libres.

Une première en Hongrie avec le lancement du site de factchecking lakmusz.hu

La plateforme sera le point de lancement et de publication "d'un ensemble de recherches portant sur les circuits de la désinformation", sur ses effets dans la manière de s'informer ou sur les enjeux de régulation des plateformes numériques, est-il précisé dans un communiqué.

Les autres projets européens "sont sur le point de se lancer", a indiqué Christine Buhagiar. Des pays encore non couverts par l'initiative européenne font actuellement l'objet d'un appel d'offres mais d'ici à la fin de l'année, "il va vraiment y avoir une couverture européenne totale par des hubs contre la désinformation", a garanti la journaliste.

Parallèlement, l'agence de presse française a aussi annoncé mardi le lancement d'un site en hongrois, www.lakmusz.hu, consacré à la lutte contre la désinformation, une première du genre en Hongrie.

L'AFP y opère en partenariat avec le site d’information national 444.hu, et des chercheurs de la fondation universitaire hongroise, la Media Universalis Foundation, liée à l'université Loránd-Eötvös (ELTE) de Budapest. D'une durée initiale de 15 mois, le projet est co-financé par un autre programme européen de lutte contre la désinformation.

Outre des articles de fact checking et des outils pédagogiques pour se se familiariser avec la vérification numérique, une conférence sur la lutte contre la désinformation "ainsi que de nombreuses activités à destination du public hongrois sont aussi prévues", détaille l'AFP dans un communiqué.