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Roberta Metsola est la troisième femme seulement à présider le Parlement européen

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Par Euronews  avec AFP
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Roberta Metsola, nouvelle présidente du parlement européen
Roberta Metsola, nouvelle présidente du parlement européen   -   Tous droits réservés  PATRICK HERTZOG/AFP

Le jour de ses 43 ans, la conservatrice maltaise Roberta Metsola a été élue haut la main ce mardi présidente du parlement européen. Elle a obtenu la majorité absolue dès le premier tour du scrutin, en dépit de son opposition à l'avortement, qui a suscité de nombreuses critiques.

Cette Maltaise membre du PPE est députée européenne depuis 2013, et vice-présidente du Parlement depuis 2020. Elle a a gagné en visibilité en assurant l'intérim lors de l'absence pour maladie de son prédécesseur, le socialiste italien David Sassoli, décédé il y a une semaine. Dans son discours, elle lui a rendu un vibrant hommage.

"La première chose que je vais faire en tant que présidente du Parlement européen est de penser à l'héritage de David Sassoli. C'était un combattant, il s'est battu pour l'Europe, pour nous, pour ce Parlement. Il croyait en la puissance de l'Europe et en sa capacité à emprunter une voie particulière dans ce monde", a-t-elle déclaré.

Elle n'est que la troisième femme à accéder à cette fonction, après les Françaises Simone Veil (1979-1982) et Nicole Fontaine (1999-2002). Sa candidature est le fruit d'un compromis entre les principales forces politiques du Parlement. Un accord a été trouvé malgré les nombreuses critiques suscitées par ses positions contre le droit à l'avortement, une opinion très largement répandue à Malte, dernier pays de l'UE où l'IVG reste complètement illégale.

Issue du Parti populaire européen (PPE), la première force politique du parlement, Roberta Metsola a obtenu le soutien du S&D (sociaux-démocrates) et de Renew Europe, à la faveur d'un accord conclu lundi entre les trois formations autour d'une feuille de route commune, qui rappelle le "Pacte Simone Veil", proposé par Nathalie Loiseau et Marlène Schiappa en 2019. 

Signe de la sensibilité du positionnement de la nouvelle présidente sur l'avortement, le document mentionne, comme priorité, "l'alignement par le haut des droits des femmes en Europe", y compris sur la "santé sexuelle et reproductive".

Cette feuille de route accorde également une attention renforcée au maintien de l'État de droit, face aux "violations qui se multiplient et s'enracinent" dans plusieurs Etats membres.

Parmi les autres priorités figurent notamment la protection de l'environnement, avec l'objectif que l'Europe devienne le "premier continent" a compenser intégralement ses émissions polluantes, la mise en place d'un nouveau cadre "fiscal européen" ou l'entrée en vigueur d'une directive sur le salaire minimum.

Roberta Metsola dirigera l'institution jusqu'à l'été 2024. Son élection respecte la tradition d'alternance entre gauche et droite à la présidence, qui a quasiment toujours été observée lors des élections de mi-législature au Parlement.