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Entre Rome et Moscou : une relation privilégiée

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Par Euronews  avec AFP
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Entre Rome et Moscou : une relation privilégiée
Tous droits réservés  NATALIA KOLESNIKOVA/AFP or licensors

Mario Draghi a accepté l'invitation de Vladimir Poutine et annoncé qu'il se rendrait à Moscou "le plus tôt possible".

L'invitation du président russe intervient au moment où les Occidentaux estiment encore très élevé le danger d'un conflit en Ukraine.

Lors de leur dernier entretien téléphonique au début du mois, Vladimir Poutine avait assuré Marion Draghi que malgré les tensions la Russie était un partenaire fiable et que les livraisons de gaz seraient maintenues.

Eleonora Tafuro, experte en relations internationales : "D'un point de vue politique, Poutine n'aurait aucun intérêt à ne pas soigner ses relations avec l'Italie qui est un des rares pays européens à encore entretenir de bonnes relations et avoir un dialogue avec la Russie. L'Italie a toujours considérer la Russie comme partie intégrante de l'Europe. L'Italie peut être un pont entre Moscou et Bruxelles. Près de la moitié du gaz européen vient de Russie, et c'est aussi vrai pour l'Italie. Si Moscou décidait de couper les livraisons, les conséquences seraient terribles. La Russie elle-même pourrait bien ne pas le supporter."

Selon les dernières informations d'Eurostat, en 2019, l'Union européenne a importé 40 % de son gaz naturel de Russie et Moscou aurait beaucoup à perdre si son marché venait à être coupé en représailles à une invasion de l'Ukraine.

Davide Tabarelli, président du Think tank Energia : "La Russie est beaucoup plus dépendante de ses exportations de gaz que l'Europe ne l'est de ses importations. Mais les exportations de pétrole doivent elles aussi être prises en compte : la Russie est le deuxième plus important producteur de pétrole. Si la Russie interrompt ces approvisionnements, le marché mondial risquerait de s'effondrer et les États-Unis pourraient avoir d'énormes problèmes, car ils sont les plus exposés à ce qui se passe sur le marché du pétrole".

La Maison Blanche affirmé mercredi que la Russie n'avait pas retiré de troupes dans la zone frontalière de l'Ukraine mais, au contraire, envoyé 7 000 soldats supplémentaires