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Les évacués du Donbass, reportage près de Rostov-sur-le-Don

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Par Galina Polonskaya  avec Raphaële Tavernier
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Les évacués du Donbass, reportage près de Rostov-sur-le-Don
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Kristina a 32 ans. Elle fait partie des personnes évacuées du Donbass. Avec ses deux enfants, elle est hébergée dans une chambre d’hôtel près de Rostov-sur-le-Don, une ville de l'Ouest de la Russie. Son mari est resté à la maison et l‘éloignement est difficile.

"Le soir, quand nous nous sommes préparés pour aller prendre le bus, mon mari a commencé à s’inquiéter de nous laisser partir seuls. Nous sommes tous anxieux et sur les nerfs. Nous avons envie de pleurer, mais on ne le fait pas pour nos enfants qui sont encore petits. Quand on demande quelle sera la prochaine étape, on nous répond que personne n’en sait rien. On nous dit de nous asseoir et d’attendre, de nous tenir prêts. Mais à quoi nous attendre, nous ne le savons pas. Nous voulons rentrer chez nous", explique-t-elle.

Nous voulons rentrer chez nous
Kristina
Evacuée du Donbass

Et quand notre envoyée spéciale, Galina Polonskaya, lui demande ce qu'elle pense de la reconnaissance de l'indépendance des régions séparatistes par Moscou, Kristina répond : "C’est une bonne chose. Au moins, elles vont nous aider et ça pourrait aller vite".

Comme Kristina et une quarantaine d’autres personnes, Irina a bouclé ses bagages en 15 minutes et vit désormais elle aussi dans cet hôtel avec son petit-fils.

"Il y a eu des affrontements pendant deux jours. C'était très effrayant. Les fenêtres tremblaient, et même si cela ne servait à rien, nous étions très inquiets pour mon petit-fils. Maintenant, nous pensons que nous allons bientôt rentrer chez nous. Nous ne voulons pas rester ici même si nous avons été bien accueillis. Nous voulons rentrer à la maison. Cela fait huit ans que ça dure. Nos hommes sont morts pour que la Russie nous reconnaisse enfin ; pour que nous soyons des Russes. Un retour en arrière est impossible", dit-elle.

Si le flou persiste sur le moment où toutes ces personnes évacuées pourront rentrer chez elles, leur avis, concernant la décision de Vladimir Poutine, est, lui, très clair.

"Nous sommes contents, parce qu'il a reconnu les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk. Il sera ami avec ces républiques. Il nous aidera et augmentera les retraites", assure Alexandra, 83 ans.

Galina Polonskaya, euronews : "On rapporte que plus de 90 mille personnes sont arrivées en Russie ces derniers jours. Elles sont hébergées non seulement ici près de la frontière avec l’Ukraine, mais aussi dans d'autres régions du pays".