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L'Ukraine confirme des pourparlers avec Moscou à la frontière ukraino-bélarusse

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Par Euronews  avec AFP
Des soldats de la Garde nationale ukrainienne gardent un poste de contrôle mobile lors d’une opération à Kharkiv, en Ukraine, le 17 février 2022.
Des soldats de la Garde nationale ukrainienne gardent un poste de contrôle mobile lors d’une opération à Kharkiv, en Ukraine, le 17 février 2022.   -   Tous droits réservés  Evgeniy Maloletka/Copyright 2022 The Associated Press.

La présidence de l'Ukraine a indiqué dimanche avoir accepté des pourparlers avec la Russie et qu'ils se dérouleront à la frontière avec le Bélarus, près de Tchernobyl, une décision après une médiation du président bélarusse Alexandre Loukachenko.

"La délégation ukrainienne rencontrera la (délégation) russe sans fixer de conditions préalables sur la frontière ukraino-bélarusse, dans la région de la rivière Pripiat", a déclaré la présidence sur les réseaux sociaux.

La ville la plus proche dans ce secteur, côté ukrainien, est Pripiat, mondialement célèbre depuis l'accident de la centrale nucléaire voisine de Tchernobyl en 1986. Cette localité, qui n'est plus habitée, est devenue ces dernières années un lieu touristique.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a lui affirmé que la rencontre aura lieu dans la région de Gomel au Bélarus sans plus de précisions. Cette région est frontalière notamment de la zone de Pripiat. La présidence ukrainienne n'a pas précisé la date de ces pourparlers, mais la Russie a indiqué qu'ils auraient lieu dimanche. Selon Vladimir Poutine, une délégation russe est déjà présente à Gomel. 

Vladimir Poutine a plusieurs fois assuré qu'il était favorable à des discussions, à condition qu'elles se tiennent au Bélarus, pays allié de Moscou qui sert de base arrière à l'invasion russe. Le gouvernement ukrainien, de son côté, s'était jusqu'alors dit disposé à négocier dans n'importe quel pays en dehors du Bélarus, qui est clairement dans le camp de la Russie.

Alexandre Loukachenko a assuré au président ukrainien Volodymyr Zelensky que "les avions, hélicoptères et missiles (russes) déployés sur le territoire du Bélarus resteraient au sol pendant l'arrivée, les négociations et le départ de la délégation ukrainienne", a déclaré la présidence ukrainienne dimanche.

Vladimir Poutine met en alerte la "force de dissuasion" nucléaire russe

Plus tôt dans la journée, le président russe a annoncé mettre en alerte la "force de dissuasion" de l'armée russe, qui peut comprendre une composante nucléaire, au quatrième jour de l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

"J'ordonne au ministre de la Défense et au chef d'état-major de mettre les forces de dissuasion de l'armée russe en régime spécial d'alerte au combat", a déclaré Vladimir Poutine lors d'un entretien avec ses chefs militaires retransmis à la télévision. "C'est compris", a acquiescé le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou.

Le président russe a justifié cette décision par les "déclarations belliqueuses de l'Otan" envers la Russie. Il a également critiqué les sanctions économiques prises à l'encontre de la Russie pour son invasion de l'Ukraine, selon lui "illégitimes".

Les forces de dissuasion russes sont un ensemble d'unités dont le but est de décourager une attaque contre la Russie, "y compris en cas de guerre impliquant l'utilisation d'armes nucléaires", selon le ministère de la Défense. Ces forces sont équipées de missiles, de bombardiers stratégiques, de sous-marins et de navires de surface. Sur le plan défensif, elles comprennent un bouclier anti-missile, des systèmes de contrôle spatiaux, de défense antiaérienne et antisatellite.

A aucun moment la Russie n'a été menacée par l'Otan ou l'Ukraine (...) Nous allons résister à cela. Nous avons la capacité de nous défendre.
Jen Psaki
porte-parole de la Maison Blanche

Les Etats-Unis ont dénoncé une escalade "i_nacceptable_" par Moscou. Le président russe Vladimir Poutine "fabrique des menaces qui n'existent pas", a dénoncé la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki.

"Il s'agit d'un schéma répété que nous avons observé de la part du président Poutine durant ce conflit, qui est de fabriquer des menaces qui n'existent pas afin de justifier la poursuite d'une agression", a dénoncé Jen Psaki. "A aucun moment la Russie n'a été menacée par l'Otan ou l'Ukraine (...) Nous allons résister à cela. Nous avons la capacité de nous défendre", a-t-elle ajouté.