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Présidentielle française : Christiane Taubira renonce faute de parrainages

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Par Euronews avec AFP
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Christiane Taubira lors d'une réunion publique à Rennes le 27 février 2022.
Christiane Taubira lors d'une réunion publique à Rennes le 27 février 2022.   -   Tous droits réservés  SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP or licensors

Figure de "la gauche morale", Christiane Taubira, qui s'est retirée mercredi de la campagne présidentielle faute de parrainages suffisants, fait office d'électron libre à gauche avec un parcours et une personnalité qui la rendent très populaire, sans faire pour autant l'unanimité.

"Il est évident que nous ne réussirons pas à avoir les parrainages", a déclaré l'ex-ministre en dénonçant des partis politiques auxquels "il ne reste plus aujourd'hui que leur capacité de nuisance", leur attribuant ainsi en partie la responsabilité de son échec.

Cette petite femme de 70 ans au regard perçant, tressée de près, s'était lancée officiellement le 15 janvier dans la bataille présidentielle, comme en 2002, pour tenter, dit-elle, de rassembler une gauche dans "l'impasse" et peser face à la droite et à l'extrême droite.

Considérée par certains comme une "icône" de gauche, elle fait l'objet de solides haines à droite et à l'extrême droite, et même parfois dans son propre camp. Connue pour son caractère bien trempé, elle a cependant "une vraie capacité à entraîner les sympathies et les soutiens", affirme l'ex-frondeur PS Christian Paul, un proche.

Elle fait d'ailleurs l'objet d'une vraie dévotion de la part des jeunes, qui remplissent ses meetings où elle n'hésite pas à pousser la chansonnette, et des collectifs citoyens "Taubira 2022", créés bien avant qu'elle ne se lance dans la campagne.

Une candidature de plus

Fin janvier, elle remporte largement l'initiative citoyenne de la primaire populaire, forte de 392.000 votants, promettant alors de ne pas être "une candidature de plus". Ce qu'elle devient pourtant de fait, échouant à réunir les candidats de gauche, qui critiquent son engagement dans la présidentielle.

"C'est une femme d'Etat, libre, avec un parcours républicain", loue Guillaume Lacroix, président du PRG, pour qui "elle incarne la gauche morale". Mais le parti la lâche mi-février, constatant son échec à rassembler la gauche.