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Drame de Montreux : la piste du suicide collectif privilégiée

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Par euronews
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Drame de Montreux : la piste du suicide collectif privilégiée
Tous droits réservés  Cyril Zingaro/' KEYSTONE / CYRIL ZINGARO

La piste du suicide collectif est privilégiée par les enquêteurs, une semaine après la chute d'une famille française toute entière depuis le 7e étage d'un immeuble au centre-ville de Montreux, en Suisse. Ses membres vivaient reclus de la société.

Que s'est-il passé dans la coquette ville de Montreux, en Suisse, où cinq membres d'une famille française sont tombé de leur balcon, situé à plus de vingt mètres de haut, jeudi dernier ? Le père de famille âgé quarante ans, son épouse, sa sœur jumelle une fille de huit ans, sont morts. Seul l'adolescent âgé dix-sept ans a survécu mais il est hospitalisé dans le coma.

D'après les premiers éléments de l'enquête, chaque victime aurait sauté du balcon dans une intervalle de cinq minutes. Les enquêteurs y ont trouvé un escabeau et n'ont pu déceler aucune trace de lutte. Selon Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police Vaudoise, "on a une situation qui nous fait privilégier cette piste du suicide collectif."

"A aucun moment, lorsque les faits se sont déroulés, ni les voisins, ni les policiers qui se trouvaient encore dans l'immeuble et encore moins les passants qui étaient dans la rue, au moment où les gens sont tombés, n'ont entendu le moindre cri", explique le porte-parole. 

Thèses complotistes et survivalistes

C'est la visite de deux agents de police, peu avant le drame, qui pourrait avoir poussé la famille à l'acte. Elle vivait coupée de la société. Certains de ses membres n'étaient pas enregistrées auprès des autorités. Le fils devait être scolarisé à domicile et c'est justement ce que venaient vérifier les policiers.

"Les investigations montrent que l'on a à faire à une famille qui vivait quasiment en autarcie avec très peu de contacts sociaux. Seule lasœur_ jumelle (de la mère) travaillait à l'extérieur. Pour les autres, on n'a pas d'activité à l'extérieur_", ajoute Jean-Christophe Sauterel. 

L'enquête menée en Suisse a démontré que "depuis le début de la pandémie, la famille était très intéressée par les thèses complotistes et survivalistes". Les membres de la famille avaient amassé "un stock impressionnant de vivres en tout genre, très bien organisé, occupant la majeure partie des différentes pièces de l’appartement". Ces livraisons importantes de nourriture avaient d'ailleurs surpris les voisins. 

C'est “_la crainte d'une immixtion de l'autorité dans leur vie_”, qui aurait poussé la famille au suicide, selon un communiqué de la police vaudoise.