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En pleine crise du gaz avec Moscou, Berlin prend le contrôle de la filiale allemande de Gazprom

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Par Euronews  avec AFP
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La centrale de Lichterfelde, près de Berlin
La centrale de Lichterfelde, près de Berlin   -   Tous droits réservés  Michael Sohn/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

"Gazprom Germania", la filiale allemande de la société russe Gazprom, a été mise sous tutelle par le ministère fédéral de l’Économie et de la Technologie. Une mesure destinée à assurer la sécurité d'approvisionnement, en pleine crise du gaz entre les Européens et Moscou.

Garantir la sécurité d'approvisionnement

Vendredi dernier, le groupe russe Gazprom avait annoncé son retrait de sa filiale allemande, sans indiquer de repreneur créant un flou sur l'avenir de Gazprom Germania.

"Gazprom Germania exploite en Allemagne des infrastructures essentielles. Elle est active dans le commerce, le transport et le stockage du gaz et est donc d'une importance capitale (...) Nous devons aussi veiller à ne pas exposer les infrastructures énergétiques allemandes à des décisions arbitraires du Kremlin", a souligné Robert Habeck, le ministre fédéral de l’Économie et du Climat.

Nous devons veiller à ne pas exposer les infrastructures énergétiques allemandes à des décisions arbitraires du Kremlin.
Robert Habeck
ministre fédéral de l'Economie et du Climat

L'Allemagne importe 55% de son gaz de Russie

L'Allemagne est fortement dépendante du gaz russe qui représente plus de la moitié de ses importations.

Mais depuis le début de la guerre en Ukraine et la multiplication des sanctions contre Moscou, de nombreux pays européens plaident pour un embargo total sur les hydrocarbures russes.

Sous pression, Berlin dit se préparer à un éventuel "arrêt des importations", du moins à moyen terme : "Pour l'instant, il n'est pas possible de couper l'approvisionnement en gaz. Nous avons besoin d'un peu de temps", souligne Christian Linder, le ministre allemand des Finances.

Embargo total ou réduction des importations... L'Union européenne est pour l'heure désunie sur la question des hydrocarbures russes. La Hongrie, par exemple, a décidé de maintenir ses importations, tandis que la Slovaquie se dit prête à céder aux exigences du Kremlin et donc à payer son gaz en roubles pour garantir son approvisionnement.