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Ukraine : Américains et Européens veulent accentuer l'isolement de Moscou

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Par Stephane Hamalian  & Euronews  avec AFP
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Le secrétaire général de l'ONU ouvrant la 48ème session du Conseil des droits de l'homme à Genève, Suisse, le 28 février 2022
Le secrétaire général de l'ONU ouvrant la 48ème session du Conseil des droits de l'homme à Genève, Suisse, le 28 février 2022   -   Tous droits réservés  Fabrice Coffrini/AFP or licensors

Alors que la Russie a lancé une "nouvelle phase" de la guerre en Ukraine centrée sur le Donbass, Américains et Européens se sont mis d'accord pour accentuer la pression sur Moscou. Le secrétaire général de l'ONU appelle quant à lui à une trêve à l'approche de la Pâque orthodoxe.

Dénonçant l'offensive russe dans l'Est de l'Ukraine, Antonio Guterres a demandé aux deux parties d'arrêter les combats pour une "pause humanitaire" de quatre jours.

"Je demande aujourd'hui une pause humanitaire de quatre jours pour la semaine sainte", de jeudi à dimanche, "pour permettre l'ouverture d'une série de couloirs humanitaires" en Ukraine, a déclaré le chef de l'ONU.

40% des Ukrainiens encore dans le pays ont besoin d'aide humanitaire

Cette suspension des combats servirait à l'évacuation des civils "des zones de confrontations actuelles et attendues", avec l'aide de la Croix-Rouge, et à l'acheminement de l'aide humanitaires "dans les zones les plus touchées comme Marioupol, Kherson, Donetsk et Lougansk", avance-t-il.

"Plus d'un tiers" des 12 millions de personnes qui ont besoin d'aide humanitaire en Ukraine se trouvent dans ces quatre villes, selon lui.

"Nous prévoyons que ce chiffre va atteindre 15,7 millions -- soit 40% des Ukrainiens qui sont encore dans le pays", a-t-il ajouté.

Accentuer l'isolement international de Moscou

Les Etats-Unis et l'Union européenne sont parvenus à "un large consensus sur la nécessité d'accentuer la pression sur le Kremlin, notamment à travers l'adoption de nouvelles sanctions", a déclaré mardi soir le gouvernement italien.

Les alliés sont aussi tombés d'accord sur la nécessité "d'accroître l'isolement international de Moscou", a précisé le gouvernement dans un communiqué.

L'annonce italienne a été confirmée par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un tweet : "Nous renforcerons de nouveau nos sanctions contre la Russie".

Cette prise de position a été prise au cours d'une réunion virtuelle consacrée à l'offensive russe en Ukraine entre le président américain Joe Biden et les principaux alliés des Etats-Unis, au moment où Moscou a déclenché dans le Donbass une nouvelle phase de son attaque.

La visioconférence a réuni les dirigeants français Emmanuel Macron, britannique Boris Johnson, allemand Olaf Scholz, roumain Klaus Iohannis, polonais Andrzej Duda, italien Mario Draghi, canadien Justin Trudeau et japonais Fumio Kishida.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg participait aussi à l'appel, ainsi que les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Charles Michel.

Cette rencontre virtuelle a eu lieu alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie avait débuté lundi une offensive majeure dans l'est de l'Ukraine, nouvel objectif stratégique des forces russes, après leur retrait de la région de Kiev.

Une partie de ce territoire ukrainien est déjà entre les mains de forces séparatistes pro-russes depuis 2014.