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Guerre en Ukraine : "puissant assaut" russe sur l'usine Azovstal, entretien Macron/Poutine

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Par euronews  avec AFP
Archives : l'usine métallurgique Azovstal à Marioupol, le 29 avril 2022
Archives : l'usine métallurgique Azovstal à Marioupol, le 29 avril 2022   -   Tous droits réservés  AP Photo

En ce 69ème jour de guerre en Ukraine, l'armée russe a lancé une offensive sur l'usine d'Azovstal à Marioupol, qualifiée de "puissant assaut" par les forces ukrainiennes qui défendent le site.

D'autre part,le président français s'est s'entretenu ce mardi avec son homologue russe Vladimir Poutine de la situation en Ukraine, une première depuis plus d'un mois.

Le point sur les combats et les réactions internationales.

Offensive russe sur Marioupol

L'armée russe et les forces prorusses des républiques séparatistes du Donbass, ont lancé ce mardi une offensive sur l'usine d'Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne de la ville de Marioupol, dont des civils ont pu être évacués ces derniers jours grâce à un cessez-le-feu.

"Des unités de l'armée russe et de la République populaire de Donetsk, utilisant de l'artillerie et des avions, commencent à détruire" les "positions de tir" de combattants ukrainiens sortis de l'usine, a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes.

L'armée ukrainienne, par le biais du régiment Azov qui défend le complexe métallurgique, a indiqué qu'un  "puissant assaut" russe contre l'usine Azovstal était en cours ce mardi. "Un puissant assaut sur le territoire d'Azovstal est en cours actuellement, avec le soutien de véhicules blindés, de chars, avec des tentatives de débarquement de troupes, avec l'aide de bateaux et d'un grand nombre d'éléments d'infanterie", a affirmé Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du régiment Azov dans un message vidéo sur Twitter. Cette même source a indiqué que "deux femmes " réfugiés dans  avait été tués par des frappes russes. 

Evacuation "réussie" de 101 civils de l'usine Azovstal

Alors que la Russie a donc déclenché une opération d'envergure sur l'usine Azovstal, les Nations unies ont indiqué ce mardi l'évacuation "réussie" de 101 civils coincés depuis des semaines sur ce industriel à Marioupol.

"Je suis heureuse et soulagée de confirmer que 101 civils ont été évacués avec succès de l'usine métallurgique Azovstal à Marioupol", a indiqué la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour l'Ukraine Osnat Lubrani, citée dans un communiqué.

Premier échange téléphonique depuis le 29 mars entre Macron et Poutine

Le président français Emmanuel Macron a parlé au téléphone ce mardi avec son homologue russe Vladimir Poutine de l'Ukraine, leur premier échange depuis le 29 mars.

L'échange téléphonique entre les deux dirigeants a duré plus de deux heures, selon certaines sources

Lors de cet entretien, le Président français "a souligné à nouveau l’extrême gravité des conséquences de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine", selon un communiqué de L'Elysée publié ce mardi après-midi. Le président français a appelé "la Russie à permettre la poursuite des évacuations de l’usine d’Azovstal entamées ces derniers jours, en coordination avec les acteurs humanitaires et en laissant le choix aux évacués de leur destination, conformément au droit international humanitaire".

Emmanuel Macron a également appelé Moscou "à être à la hauteur de ses responsabilités de membre permanent du Conseil de sécurité en mettant un terme à cette agression dévastatrice". Enfin, le chef de l'Etat français a renouvelé "son exigence de cessez-le-feu".

Le Kremlin a, lui, indiqué sur Telegram que Vladimir Poutine avait d'abord félicité Emmanuel Macron pour sa réélection. Le président russe a réaffirmé que l'objectif de "l'opération spéciale" était de protéger les républiques pro-russes du Donbass, ce qui passe par la "libération" de Marioupol. 

Réfutant tous crimes de guerre commis par son armée, les qualifiant de "fake news", le président russe a accusé lors de cet échange téléphonique, l'armée ukrainienne d'avoir commis de tels actes. Selon le communiqué de la présidence russe, Vladimir Poutine a donc attiré l'attention "des États membres de l'UE sur l'ignorance des crimes de guerre commis par les forces de sécurité ukrainiennes, des bombardements massifs de villes et villages du Donbass", ajoutant que "l'Occident pourrait aider à arrêter ces atrocités en exerçant une influence appropriée sur les autorités de Kiev, ainsi qu'en arrêtant les livraisons d'armes à l'Ukraine".

Les négociations entre Moscou et Kyiv, au point mort, ont également été abordé lors de cet échange, la partie russe affirmant "toujours être ouverte au dialogue". 

Les présidents français et russe, qui s'étaient entretenus à de nombreuses reprises – près de 20 fois depuis décembre 2021 dont huit fois depuis le début de la guerre le 24 février –, n'ont pas échangé depuis la découverte du massacre de Boutcha début avril.

Qualifiant d'"insoutenables" les images des nombreux cadavres découverts dans cette ville du nord-ouest de Kiev après le retrait de l'armée de Moscou, Emmanuel Macron avait affirmé que les autorités russes devraient "répondre de ces crimes".

Le président français a expliqué à plusieurs reprises avoir appelé l'homme fort du Kremlin avec l'assentiment préalable de Volodymyr Zelensky, qu'il était allé voir à Kiev après sa rencontre avec Vladimir Poutine à Moscou le 7 février pour tenter d'éviter l'invasion. 

Lors de son dernier entretien avec Volodymyr Zelensky, ce samedi, Emmanuel Macron avait assuré qu président ukrainien que la France allait "renforcer" l'envoi de matériel militaire à l'Ukraine ainsi que son aide humanitaire, qui s'élève jusqu'à présent à "plus de 615 tonnes d’équipement acheminés" dans ce pays.