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Cessez-le-feu de trois jours pour évacuer les civils d'Azovstal

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Par euronews
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Aciérie d'Azovstal à Marioupol
Aciérie d'Azovstal à Marioupol   -   Tous droits réservés  Alexei Alexandrov pour Associated Press

L’aciérie d’Azovstal est toujours au centre des préoccupations. Alors que les derniers combattants ukrainiens de la ville portuaire stratégique de Marioupol y sont encore retranchés avec près de 200 civils, les forces russes y auraient bien lancé un premier assaut ces dernières heures.

"Il y a de lourdes batailles sanglantes, affirme le Commandant du régiment Azov, Denis Prokopenko. Je suis fier de mes soldats qui font des efforts inhumains pour contenir l'assaut de l'ennemi. Je remercie le monde entier pour le formidable soutien apporté à la garnison de Marioupol. Nos soldats le méritent."

La Russie a part ailleurs annoncé un cessez-le feu de trois jours dès jeudi matin, de 8 heures à 18 heures, heure de Moscou, pour permettre la mise en place de couloirs humanitaires. Les derniers civils bloqués dans l’aciérie sans nourriture ni médicaments espèrent enfin quitter cet enfer pour rejoindre, comme d’autres ont pu le faire ces derniers jours, la ville de Zaporijia.

Bombardements dans toute l'Ukraine

Dans le reste du pays, les bombardements des forces russes se poursuivent. Un dépôt de pétrole a notamment été touché près de Donetsk. D’autres attaques ont été signalées aux alentours de Kyiv mais aussi à Dnipro, dans le centre de l’Ukraine.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, fait état de la situation : "Le vrai problème qui fait qu'aucun endroit en Ukraine n'est sûr, ce sont les missiles, les missiles russes tirés à n'importe quel moment de la journée, dans n'importe quelle direction, sur n'importe quelle ville en Ukraine. Nous avons toutes les raisons de d'affirmer que la Russie a recours à la tactique du terrorisme des missiles afin de répandre la peur en Ukraine."

De son côté, le Belarus, qui a servi de base arrière à la Russie pour lancer son invasion, a annoncé le début d'exercices militaires. Affirmant toutefois que ceux-ci ne constituaient pas une menace pour les pays voisins et l’Europe.