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En Australie, un "ministre pour la République" pour s'éloigner de la couronne britannique

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Par euronews  avec AFP, AP
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Le nouveau Premier ministre australien Anthony Albanese (au centre) avec son équipe gouvernementale, Canberra (Australie), le 01/06/2022
Le nouveau Premier ministre australien Anthony Albanese (au centre) avec son équipe gouvernementale, Canberra (Australie), le 01/06/2022   -   Tous droits réservés  Mick Tsikas/AAP IMAGE

En Australie, un "ministre pour la République" pour s'éloigner de la couronne britannique

Le nouveau Premier ministre australien, de centre gauche, Anthony Albanese, a nommé mardi son gouvernement qui comprend un "ministre délégué pour la République", dans un pays qui est une monarchie selon sa Constitution

En Australie, le nouveau Premier ministre de centre-gauche, Anthony Albanese, a créé un poste de "ministre adjoint de la République".

Cette nomination controversée viserait à préparer le pays à ne plus considérer la reine d'Angleterre comme chef d'État. La décision du Premier ministre n'est pas passée inaperçue juste avant le début des célébrations du jubilé de platine de la reine Elizabeth II.

Matt Thistlethwaite, député de Sydney, a vu cette attribution lui échoir parmi d'autres.

Des dirigeants travaillistes avaient déjà promis dans le passé un référendum pour défaire la reine d'Angleterre de son titre de chef d'Etat de l'Australie. Une promesse que M. Albanese, républicain de longue date, s'est gardé de réitérer pendant la campagne M. Albanese.

Cette nomination a été saluée par le Mouvement pour la République australienne qui milite pour un chef d'Etat australien.

"Nous sommes sur la voie !", a tweeté l'éminent républicain Peter FitzSimons.

"Pour la première fois dans l'histoire du Commonwealth, l'Australie a un membre du gouvernement qui se consacre à la suppression de la Couronne et à aider l'Australie à devenir une république", a ajouté cet écrivain.

Par le passé, M. Albanese avait décrit le passage du pays au régime républicain comme "inévitable".

En 1999, une faible majorité d'Australiens (55%) s'était opposée au passage à la république, à la suite d'un désaccord sur le mode d'élection du remplaçant de la reine, qui aurait été choisi par le Parlement et non au suffrage universel.