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L'Iran éteint 27 caméras de surveillance dans ses sites nucléaires, en signe de protestation

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Par Laurence Alexandrowicz
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Rafael Grossi, le patron de l'AIEA
Rafael Grossi, le patron de l'AIEA   -   Tous droits réservés  AP Photo

Un petit geste, aux conséquences inquiétantes pour la sécurité nucléaire. Une à une, des techniciens déconnectent les caméras de surveillance dans les installations nucléaires iraniennes. 27 au total, pour protester contre le vote de l'AIEA, l'agence internationale de l'énergie atomique, d'une résolution rappelant l'Iran formellement à l'ordre pour son manque de coopération.

 Rafael Grossi, le directeur général de l'AIEA, a confirmé depuis le siège de l'organisation à Vienne que "27 caméras ont été retirées en Iran, à l'exception d'un système de surveillance en ligne, de l'enrichissement que nous avons là-bas. Donc cela pose bien sûr un sérieux défi pour notre capacité à continuer à travailler là-bas et à confirmer l'exactitude de la déclaration de l'Iran dans le cadre de l'accord de 2015 ."

L'AIEA, chargée de s'assurer du caractère pacifique du programme nucléaire iranien, pourra continuer ses inspections, mais selon l'agence internationale,   si le blocage persiste, "dans trois ou quatre semaines" elle ne sera plus en mesure de fournir les informations sur le programme nucléaire iranien.