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Prison d'Olenivka : le renseignement américain accuse Moscou de fabriquer des preuves en Ukraine

Sur cette photo satellite, une vue du centre de détention d'Olenivka, après l'attaque de la prison
Sur cette photo satellite, une vue du centre de détention d'Olenivka, après l'attaque de la prison Tous droits réservés AP/Maxar Technologies
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Par euronews
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Des responsables des services de renseignements américains ont déclaré ce jeudi à AP, que la Russie cherchait à fabriquer de fausses preuves pour accuser les Ukrainiens d’être responsables de l’attaque.

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Que s’est-il passé à la prison d’Olenivka dans la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine ?

Des responsables des services de renseignements américains ont déclaré ce jeudi à l'agence de presse américaine AP, que la Russie cherchait à fabriquer de fausses preuves pour accuser les Ukrainiens d’être responsables de l’attaque. Au moins 50 prisonniers ukrainiens sont morts dans le bombardement du 29 juillet.

Depuis, Kyiv et Moscou s'accusent mutuellement d'avoir bombardé la prison.

Mais plusieurs experts dans le domaine de la défense mettent en doute la version russe. En effet, les images de la prison, publiées par Moscou, ne semblent pas correspondre aux accusations de la Russie. Alors que les roquettes tirées par les Himars provoquent de violentes explosions, les murs du bâtiment sont toujours debout.

Les images satellites montrent également un seul bâtiment de la prison endommagé, les bâtiments à côté, bien que très proches, ne semblent pas avoir été touchés par l'explosion.

Enquête de l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU va lancer une mission d'enquête pour découvrir la "vérité" sur les explosions dans la prison d'Olenivka, a-t-il annoncé mercredi, répondant aux demandes de Kyiv et de Moscou.

"J'ai décidé (...) de lancer une mission d'enquête" après avoir "reçu les requêtes de la Fédération de Russie et de l'Ukraine", a dit Antonio Guterres lors d'une conférence de presse, rappelant qu'il n'avait pas l'autorité de conduire des "enquêtes criminelles".

"Les termes de référence de cette mission d'enquête sont en train d'être préparés", a-t-il ajouté, espérant pouvoir trouver un accord avec la Russie et l'Ukraine sur ces termes.

"Nous espérons obtenir toutes les facilités d'accès de la part des deux parties et l'obtention des données nécessaires pour établir la vérité sur ce qui s'est passé", a-t-il ajouté, précisant être en train de chercher les personnes adéquates, "indépendantes et compétentes", pour intégrer cette mission.

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