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Gel des visas pour les Russes : les 27 pays de l'UE en quête d'un compromis

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Par Euronews  avec AFP
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Le ministre estonien des Affaires étrangères
Le ministre estonien des Affaires étrangères   -   Tous droits réservés  Petr David Josek/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

L'Union européenne doit-elle suspendre l'octroi de visas aux Russes en raison de la guerre en Ukraine ?

Des pays partisans de la fermeté

Cette question, qui divise les 27 États membres, est au cœur d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Prague.

Plusieurs pays de l'Est voisins de la Russie, comme la Finlande, la Pologne et les pays baltes prônent la fermeté à l'égard des ressortissants russes.

"Nous devons augmenter immédiatement le prix de l'agression pour le régime de Poutine. Nous pourrions emprunter une voie plus lente, comme nous l'avons fait avec les sept paquets de sanctions précédents, mais je pense que l'heure est cruciale et la perte de temps se paie avec le sang des Ukrainiens", a déclaré Urmas Reinsalu, le ministre estonien des Affaires étrangères.

L'heure est cruciale et la perte de temps se paie avec le sang des Ukrainiens.
Urmas Reinsalu
Le ministre estonien des Affaires étrangères

"La Finlande va limiter dès le 1er septembre le montant des visas touristiques pour les touristes russes et nous proposons ici que des mesures similaires soient prises par l'ensemble de l'Union européenne. Pour nous, il est important de montrer, qu'au moment même où les Ukrainiens souffrent, le tourisme ordinaire ne peut pas se poursuivre et que nous devrions être plus restrictifs en matière de visas touristiques", a déclaré, de son côté, le chef de la diplomatie finlandaise, Pekka Haavisto.

Au moment où les Ukrainiens souffrent, le tourisme ordinaire ne peut pas se poursuivre.
Pekka Haavisto
Chef de la diplomatie finlandaise

Distinguer les pro-guerre des Russes ordinaires

D'autres pays comme l'Autriche, le Luxembourg, et surtout la France et l'Allemagne s'opposent à une interdiction totale de visas, estimant que les sanctions doivent d'abord viser les soutiens au président Poutine, et non pas la population russe dans son ensemble, évoquant par exemple les étudiants ou les artistes. Cette réunion des 27 pourrait déboucher sur un compromis.