Nucléaire : EDF veut relancer tous les réacteurs pendant l'hiver

La centrale nucléaire du Bugey, à Saint-Vulbas, le 14 mars 2021.
La centrale nucléaire du Bugey, à Saint-Vulbas, le 14 mars 2021. Tous droits réservés Laurent Cipriani/Copyright 2021 The Associated Press.
Par Euronews
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Actuellement, 32 réacteurs sont fermés pour des problèmes de corrosion sous contrainte ou pour des maintenances habituelles. Cette baisse de production, couplée à une utilisation réduite du gaz russe dans les centrales thermiques, continue de faire exploser les prix de l'énergie.

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La France va-t-elle connaître des coupures d'électricité cet hiver ? C'est en tout cas ce que veut éviter à tout prix le gouvernement.

A l'issue d'un Conseil de défense, la ministre de la Transition énergétique a assuré qu'EDF s'était engagé à relancer l'ensemble du parc nucléaire d'ici à la mi-février 2023 : "Sur l'électricité, vous le savez, 32 réacteurs sont à l'arrêt, dont certains pour corrosion sous contrainte, et d'autres, pour les maintenances habituelles, a déclaré Agnès Pannier-Runacher. EDF s'est engagé à redémarrer tous les réacteurs pour cet hiver, nous suivons la situation au plus près avec des points hebdomadaires et nous sommes particulièrement vigilants à ce que ce calendrier soit tenu."

Actuellement, presque toutes les centrales nucléaires sont concernées par la fermeture d'un ou plusieurs réacteurs. Mais selon les projections d'EDF, 27 réacteurs doivent redémarrer d'ici à fin décembre, suivis de 5 autres entre début janvier et mi-février 2023.

Toutefois, certains s'interrogent sur la capacité de l'entreprise à tenir ce calendrier, notamment pour les 12 réacteurs arrêtés pour des problèmes de corrosion. Les réparer demande des opérations longues et complexes. Par ailleurs, d'autres problèmes pourraient être détectés, entrainant la fermeture de nouveaux réacteurs, a alerté le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Bernard Doroszczuk, dans un entretien à BFMTV. 

La Première ministre française, Elisabeth Borne, a en tout cas pressé la direction d'EDF de trouver des solutions rapidement, pour éviter de devoir redémarrer une centrale à charbon cet hiver.

Cette baisse de production, couplée à une utilisation réduite du gaz russe dans les centrales thermiques, continue en tout cas de faire exploser les tarifs. Le prix de gros du mégawattheure a ainsi été multiplié par 10 en un an, atteignant les 1000 euros.

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