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50 ans de la prise d'otages des JO de Munich : témoignage d'un salarié de la radiotélévision

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Par Euronews
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Une plaque commémorative en hommage aux athlètes israéliens tués le 5 septembre 2022 à Munich, Allemagne.
Une plaque commémorative en hommage aux athlètes israéliens tués le 5 septembre 2022 à Munich, Allemagne.   -   Tous droits réservés  Matthias Schrader/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.

Il y a 50 ans, le 5 septembre 1972, plus d'une dizaine de sportifs israéliens étaient abattus lors des Jeux olympiques de Munich. Baptisé "les Jeux de la joie", l'événement avait pourtant démarré dans l'espoir de faire oublier ceux organisés par le régime nazi en 1936.

Né cette même année, Gábor Bencze travaillait pour la chaîne de radio-télévision SFB lors du drame de 1972 et garde un souvenir vivace du drame. "Notre studio se trouvait presque en face de l'immeuble où cela s'est produit. Une caméra a immédiatement été placée sur le toit pour filmer ce qu'il se passait sur ce fameux balcon d'où sortait sans cesse cet horrible terroriste masqué. Jusqu'à ce que quelqu'un se rende compte que ce que l'on voyait était diffusé sur le réseau de télévision par câble du village olympique. Par conséquent, les terroristes se voyaient sur le moniteur et savaient exactement ce que l'on savait d'eux.", rapporte l'ingénieur retraité de 86 ans.

Les tentatives de sauvetage et négociations engagées par la police ouest-allemande face aux huit assaillants palestiniens ont tourné au fiasco et en tout, ce sont près de 18 personnes qui ont perdu la vie dans cette sanglante prise d'otages. 

Si les jeux ont brièvement étaient interrompus, après un court hommage, Gábor Bencze se souvient de la reprise des épreuves à la hâte. "L'ambiance joyeuse s'est arrêtée d'un coup, bien sûr. Mais les sportifs, qui restaient concentrés sur la compétition, ont continué à participer. Et la télévision a continué à travailler, tout devait être diffusé", indique-t-il.

Marqués par cette tragédie et les failles des opérations menées par les autorités, les proches des victimes se sont battus pendant des décennies pour faire reconnaître les erreurs commises par la police et obtenir une compensation. S'ils avaient initialement exclu leur participation à cette 50ème cérémonie, ils se sont ravisés après qu'un accord avec le gouvernement fédéral sur une indemnisation d'environ 28 millions d'euros soit conclu .