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Guerre en Ukraine : Kyiv affirme avoir "libéré en 24 heures" plus de 20 localités

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Par AFP
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Un village de l'Est ukrainien plongé dans l'obscurité, le 11 septembre 2022
Un village de l'Est ukrainien plongé dans l'obscurité, le 11 septembre 2022   -   Tous droits réservés  Leo Correa/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.

La contre-offensive se poursuit. L'armée ukrainienne affirme, lundi 12 septembre, avoir "libéré en 24 heures" plus de 20 localités dans le nord-est du pays, où l'armée russe recule. Des responsables ukrainiens à Kharkiv et dans les régions de Donetsk et Soumy ont diffusé des communiqués faisant état de coupures de courant.

L’Ukraine a revendiqué dimanche des percées dans l’est, notamment l’entrée de ses forces dans la ville-clé de Koupiansk et Izioum.

Dans la soirée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est réjoui qu’"environ 2.000 km notre territoire aient été libérés depuis début septembre" - sans préciser s’il s’agissait de km2 -, notamment les localités de Vassylenkovo et d’Artemivka, non loin de Kharkiv, dans le nord-est. Dimanche matin, l’état-major des forces ukrainiennes a toutefois précisé dans son communiqué quotidien qu’il s’agissait bien de 2.000 km2. 

La grande évolution stratégique de ces dernières 24 heures, c’est l’effondrement complet du dispositif russe dans la région de Kharkiv, où l’armée du Kremlin contrôlait une bande le long de la frontière, et bombardait la métropole de 1,5 million d’habitants. Dimanche, le drapeau jaune et bleu a été hissé à Hoptivka, un poste-frontière avec la Russie, cela ne signifie pas que le conflit touche à sa fin, mais sa dynamique s’en trouve complètement changée.

Selon les autorités de la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, des “_milliers de personnes_” auraient fui la région de Kharkiv vers la Russie au cours des dernières 24 heures.

Déclaration du Gouverneur de Belgorod

De son côté, le Kremlin a ordonné le retrait de ses troupes sur la république populaire de Donetsk plus au Sud, et des combats semblent s’engager dans les environs de Lyman, de Svatove ou de Severodonetsk.

Vastes coupures d'électricité dans l'Est de l'Ukraine

Mais face à cette perte de terrain, la réaction ne s’est pas faite attendre, dimanche soir, l’armée russe a bombardé des infrastructures stratégiques, provoquant de massives coupures de courant dans l’est du pays. Onze missiles de croisière russes tirés depuis la mer Caspienne se sont abattus sur des villes du nord-est et de l’est de l’Ukraine, ciblant des usines électriques et des infrastructures d’approvisionnement en eau.

Tout d’un coup, Kharkiv, 1,5 million d’habitants avant guerre s’est retrouvé plongée dans le noir, le même scénario se répétant à Soumy, à Dnipro, à Poltava, Krementchouk, Zaporijia, ainsi qu’à Kramatorsk, dans le Donbass… Plus tard dans la nuit, le courant a été partiellement rétabli à Soumy , Poltava et Dnipro, tandis qu’à Kharkiv, un employé a été tué dans la frappe qui a visé la centrale électrique de la ville.

Au total, ce sont neuf millions de personnes, soit un quart de la population, qui ont été concernées par ces coupures en eau et en électricité. En droit international, viser des infrastructures civiles est considéré comme un crime de guerre, et la nouvelle a révulsé un grand nombre d’Ukrainiens, alors que l’automne et l’hiver approchent et que des hôpitaux sont ainsi mis en danger.

Le président Volodymyr Zelensky a également réagi de manière très virulente en déclarant dimanche soir: "sans gaz, sans lumière, sans eau, ou bien sans vous - la Russie - on préfère être sans vous".

"Coupure totale dans les régions de Kharkiv et Donetsk, partielle à Zaporijjia, Dnipropetrovsk et Soumy. Les russes restent des terroristes, et attaquent des infrastructures essentielles, pas des installations militaires, le but est de priver les gens de lumière et de chaleur."

Dans les territoires libérés près de Kharkiv, les procureurs ukrainiens enquêtent sur de potentiels crimes de guerres commis par les Russes pendant l’occupation… Plusieurs corps de civils, enterrés à la hâte présenteraient des signes de torture.