Plongée dans le quotidien des habitants de Mykolaïv

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Par Natalia Liubchenkova & Euronews
Une école détruite à Mykolaïv
Une école détruite à Mykolaïv   -   Tous droits réservés  GENYA SAVILOV/AFP or licensors

Peuplée, de près d'un demi-million d'habitants avant la guerre, Mykolaïv est aujourd'hui un avant-poste, sur la ligne de front.

Mykolaïv, avant la guerre, une ville de près d'un demi-million d'habitants. Aujourd'hui, un avant-poste important sur la ligne de front, au sud de l'Ukraine.

Les sirènes des alarmes anti aériennes peuvent sonner à tout moment. Dans les transports, au supermarché ou à l'extérieur, il n'y a généralement nulle part où se cacher.

Les habitants disent qu'il n'y a aucun sentiment de sécurité partout dans la ville. Plus de 12 000 bâtiments dans toute la région ont été endommagés ou détruits. Mykolaïv a été régulièrement la cible de bombes à fragmentation, très dangereuses pour les civils.

De l'eau salée au robinet

Il n'y a pas d'eau potable à Mykolaïv, elle venait de Kherson. Mais la ville est actuellement occupée par la Russie.

Ce qui coule des robinets n'est pas potable, le goût rappelle celui de l'eau de mer. Le système qui l'alimente est sans cesse en réparation, souvent endommagé par des bombardements ou par une eau trop salée. L'eau potable doit être ramenée dans les maisons dans des bouteilles depuis les points de distribution à l'extérieur.

Les initiatives de volontaires pour soutenir l'armée ukrainienne sont très courantes, à Mykolaïv, comme partout en Ukraine. Elles permettent aussi d’aider aux évacuations des zones dangereuses, et à la mobilisation pour le don du sang.

De nombreuses personnes, en particulier des femmes et des enfants, ont quitté la ville. Les rues sont parfois désertes. Après 19h, il devient compliqué de se déplacer.