Salman Rushdie a perdu un oeil et l'usage d'une main

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Par Euronews  avec AFP
L'écrivain indo-britannique Salman Rushdie, ici en septembre 2005 à San Francisco.
L'écrivain indo-britannique Salman Rushdie, ici en septembre 2005 à San Francisco.   -  Tous droits réservés  Liz Hafalia/San Francisco Chronicle

Poignardé en août aux Etats-Unis, l'écrivain britannique Salman Rushdie a depuis perdu la vue d'un oeil et l'usage d'une main, entre autres graves séquelles, a indiqué son agent au quotidien espagnol El Pais.

"Il a perdu la vue d'un oeil... Il a eu trois blessures graves au cou. Il est handicapé d'une main car les nerfs de son bras ont été sectionnés. Et il a environ 15 autres blessures à la poitrine et au torse", a déclaré Andrew Wylie à El Pais dans un entretien publié ce week-end.

"Ses blessures étaient très profondes (...) C'était une attaque brutale" mais "il va vivre", a-t-il ajouté, détaillant ainsi pour la première fois l'état de santé de l'écrivain depuis plusieurs semaines, sans indiquer s'il se trouve toujours à l'hôpital.

Le 12 août, Salman Rushdie s'apprêtait à s'exprimer lors d'une conférence dans le nord de l'Etat de New York quand un homme a fait irruption sur scène et l'a poignardé à plusieurs reprises, notamment au cou et à l'abdomen. Évacué en hélicoptère vers un hôpital, l'auteur des "Versets sataniques" avait dû être brièvement placé sous respirateur avant que son état s'améliore.

Joshua Bessex/Copyright 2022 The AP. All rights reserved
L'auteur de l'attaque, Hadi Matar, est jugé devant la court de Chautauqua County Courthouse dans l'Etat de New York.Joshua Bessex/Copyright 2022 The AP. All rights reserved

Le principal suspect, Hadi Matar, Américain d'origine libanaise alors âgé de 24 ans, avait été arrêté immédiatement après les faits et a plaidé non-coupable lors de son procès qui s'est ouvert mi-août devant un tribunal de Mayville, dans l'Etat de New York.

L'attaque avait choqué en Occident mais avait été saluée par des extrémistes de pays musulmans comme l'Iran ou le Pakistan. L'écrivain est poursuivi depuis 33 ans par une fatwa du Guide suprême iranien le condamnant à mort.