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Un Iranien se suicide à Lyon pour alerter sur la situation dans son pays

Hommage à Lyon à Mohammad Moradi, iranien de 38 ans qui s'est suicidé pour alerter sur la répression iranienne, le 27/12/2022
Hommage à Lyon à Mohammad Moradi, iranien de 38 ans qui s'est suicidé pour alerter sur la répression iranienne, le 27/12/2022 Tous droits réservés JEFF PACHOUD/AFP or licensors
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Par Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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"Quand vous regarderez cette vidéo, je serai mort" a déclaré l'homme de 38 ans, qui a expliqué vouloir alerter sur la situation en Iran.

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"Quand vous regarderez cette vidéo, je serai mort" : un Iranien s'est suicidé lundi en se jetant dans le Rhône à Lyon afin, dit-il dans une vidéo posthume, d'attirer l'attention sur la situation de son pays secoué par des manifestations contre le pouvoir.

Cet Iranien a été retrouvé noyé, lundi en fin de journée, a indiqué mardi la police à l'AFP, confirmant une information du journal local Le Progrès.

L'homme, âgé de 38 ans selon sa vidéo, n'a pas pu être réanimé malgré l'intervention des pompiers, qui l'ont ramené sur la berge, a-t-on appris de même source.

"J'ai décidé de faire ça pour montrer à tout le monde que nous, Iraniens, avons besoin d'aide" a-t-il dit.

Le parquet de Lyon a annoncé avoir "diligenté une enquête en recherche des causes de la mort, afin de vérifier l'hypothèse d'un suicide au vu notamment des messages postés par l'intéressé sur les réseaux sociaux annonçant son intention".

"L'enquête s'attachera également à déterminer le mobile des faits", a-t-il ajouté.

"Aucune pitié" lance Ebrahim Raïssi

Ce geste extrême est intervenu quelques heures avant un discours très sévère du président iranien, Ebrahim Raïssi.

"Aucune pitié" envers ceux qui affichent leur hostilité à l'égard de la République islamique a-t-il lancé face à une foule massée devant l'Université de Téhéran mardi, lors d'un hommage aux soldats tués pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988).

Visant les États-Unis et d'autres pays occidentaux, accusés par Téhéran d'être à l'origine des manifestations qui secouent le pays, le président iranien a dit connaitre "ceux qui répandent "des rumeurs en divisant la société".

"Si vous pensez atteindre vos objectifs [...] vous vous trompez" a-t-il lancé. "Vous voulez nous tromper, mais nous vous connaissons et nous connaissons aussi notre nation".

Deux exécutions depuis le début du mouvement

Lundi, l'épouse et la fille de l'ancien joueur professionnel de football, Ali Daei, aurait été empêché de quitter le pays, leur avion aurait atterri alors qu'aucune escale n'était prévue. Ali Daei avait récemment critiqué la répression du gouvernement.

Des défenseurs des droits humains hors d'Iran estiment que plus de 450 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, à la mi-septembre. Onze personnes ont été condamnées à mort, deux exécutions ayant déjà eu lieu.

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