Nouvelle-Zélande : Chris Hipkins investi Premier ministre

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Par Euronews  avec AFP
Chris Hipkins à Wellington (25/01/2023)
Chris Hipkins à Wellington (25/01/2023)   -   Tous droits réservés  Mark Mitchell/New Zealand Herald

La Nouvelle-Zélande a un nouveau Premier ministre : Chris Hipkins, 44 ans, a prêté serment lors d'une cérémonie à Wellington. Cet ancien ministre en charge de la lutte contre le Covid-19 devra désormais s'attaquer à la crise économique, alors que la récession menace le petit pays océanique de plus 5 millions d'habitants. Chris Hipkins succède à Jacinda Ardern qui a démissionné par surprise, affirmant ne plus avoir l’énergie pour poursuivre son mandat. Elle a quitté ses fonctions sous les applaudissements des parlementaires.

Chris Hipkins est officiellement devenu mercredi le nouveau Premier ministre de Nouvelle-Zélande, succédant, lors d'une cérémonie d'investiture à Wellington, à Jacinda Ardern qui a quitté le Parlement sous les applaudissements de centaines de néo-zélandais.

La semaine dernière, Jacinda Ardern a stupéfié la Nouvelle-Zélande en annonçant soudainement son retrait du pouvoir, moins de trois ans après avoir obtenu un second mandat à l'issue d'une victoire électorale écrasante.

Chris Hipkins a été salué pour son mandat de près de deux ans en tant que ministre en charge de la lutte contre le Covid-19, dans un pays qui a fermé ses frontières pour conjurer la pandémie et ne les a rouvertes qu'en août 2022.

Le nouveau Premier ministre a déjà fixé le cap: "Le Covid-19 et la pandémie mondiale sont à l'origine d'une crise sanitaire. A présent, cette crise est aussi économique, et c'est sur ce point que mon gouvernement se concentrera", a-t-il souligné.

M. Hipkins, qui a étudié la politique et la criminologie à l'université de Victoria et a ensuite travaillé dans le secteur de la formation industrielle, a indiqué que le coût de la vie était l'une de ses priorités, mais s'est montré plus réservé quand il a été interrogé sur d'autres potentiels changements politiques.

Si la démission de Jacinda Ardern a déclenché un débat à l'échelle nationale au sujet du dénigrement des femmes dirigeantes, particulièrement sur les réseaux sociaux, l'ancienne Première ministre a affirmé mardi qu'elle "détesterait" que son départ soudain soit perçu comme une critique envers son pays.

Jacinda Ardern, qui continuera à siéger au Parlement, a annoncé son intention de prendre ses distances avec les joutes oratoires politiques.