Ukraine : aider les enfants à oublier la guerre

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Par Valérie Gauriat
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Ukraine : aider les enfants à oublier la guerre

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Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, les drames de la guerre imprègnent les esprits des adultes, mais aussi ceux des enfants. Notre envoyée spéciale Valérie Gauriat s'est rendue dans un centre d'aide psychologique dédié aux enfants Ukrainiens à Kyiv.

Dans une rue tranquille de la capitale ukrainienne, des enfants tentent d'évacuer les traumatismes provoqués par la guerre. Chaque samedi, dans un centre créé par l'association Ukrainienne Voices of Children, des psychologues  animent des séances de relaxation.

Iryna Zhadik est psychologue. Elle explique qu'ici, les enfants ukrainiens sont à l'abri du stress : “on crée une sorte d’univers de conte de fées l’espace d’une heure. (...) Il s’agit avant tout d’évacuer la pression psychologique".

Des entretiens individuels sont aussi dispensés par les psychologues. Ganna fait partie de ces enfants ukrainiens pris en charge par Voices of Children. La jeune fille de treize ans ne parvient plus à se projeter dans l’avenir.

"Tout est flou pour moi, et je ne sais pas du tout comment envisager mon avenir. Je ne peux rien planifier. Je sais qu’un obus peut tomber près de chez moi à tout moment, parce j’habite entre deux bases militaires", confie Ganna.

"Les cas de dépression augmentent"

Les psychologues du centre ont été déplacés de l’est du pays où la guerre fait rage. Un déracinement qui ne fait qu’accroître la détresse de la population, constate la psychologue Liudmyla Romanenko, réfugiée à Kyiv avec son fils Nazar.

"On a vu plus de personnes nous consulter depuis l’automne, les cas de dépression augmentent. On appelle cela le « Syndrome de l’Anniversaire. » On voit que l’anniversaire (de l’invasion) est là, mais on ne voit pas la lumière au bout du tunnel", dit-elle.

Le fils de Liudmyla Romanenko, Nazar, n'a qu'un rêve, celui de rentrer chez lui. "Que l’Ukraine soit libre. Que la Russie… meure. Mon rêve est de retourner chez moi. Ça me manque beaucoup. Ça me fait vraiment du mal. A mon âme, à mon esprit."

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