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Entre réformes libérales et contestation en interne, dix années de pontificat pour le pape François

Une peinture murale représentant le pape François, le 11 mars 2023, à Lujan (Argentine).
Une peinture murale représentant le pape François, le 11 mars 2023, à Lujan (Argentine). Tous droits réservés Natacha Pisarenko/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Natacha Pisarenko/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par Giorgia Orlandi
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Elu le 13 mars 2013 pour prendre la succession de Benoît XVI à la tête de l'Eglise catholique, le pape François a depuis cherché à rapprocher l'église de ses fidèles au prix de tensions au sein de la Curie.

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Depuis son élection, il y a dix ans, jour pour jour, le pape François s'est distingué de ses prédécesseurs. Le premier souverain pontife originaire d'Amérique latine est également le premier à porter le nom de saint François d'Assise. Le signe d'un changement de doctrine au sein de l'église romaine. En une décennie, ses réformes et ses prises de position sur le changement climatique ou la pauvreté ont donné le ton, celui d'un pape qui se veut ouvert sur le monde. 

"Au cours des dix dernières années, nous avons assisté à la plus grande redistribution du pouvoir entre les villes, les pays et les continents dans l'histoire de l'Église contemporaine. Le véritable pouvoir de l'Église réside dans le groupe des 120 cardinaux chargés d'élire un nouveau pape. Le nombre total de cardinaux issus du monde occidental a été réduit et, ce faisant, l'influence géopolitique de l'Occident a diminué tandis que celle du monde oriental a augmenté", analyse Piero Schiavazzi, professeur de géopolitique du Vatican à la Link University de Rome.

Pourtant au sein du monde catholique, le pape François est loin de faire l'unanimité. Pour ses détracteurs, malgré son image d'homme de dialogue, il a imposé à marche forcée une libéralisation de l'église qui n'est pas du goût de tout le monde.

"Il y a toujours eu la droite et la gauche, les conservateurs et les progressistes dans l'Église, mais un compromis a toujours été trouvé entre les deux parties. Selon les conservateurs, le pape François n'a pas fonctionné de cette manière", explique Franca Giansoldati, correspondante au Vatican du quotidien conservateur "Il Messaggero".

Les critiques à l'encontre de François se sont faites plus audibles après la mort du pape émérite Benoît XVI en décembre 2022 et les rumeurs sur sa possible démission. "Le pape François n'a pas l'intention de démissionner. Dans le livre que le cardinal Muller et moi avons écrit, le cardinal souligne le fait que sa démission ne serait pas bénéfique pour l'unité de l'Eglise et lui-même, bien qu'il soit critique à l'égard du Pape François, ne veut pas qu'il se retire".

"Le pape François a dû mener l'Église à travers les périodes les plus sombres de ces dernières années. De la pandémie à la guerre en Ukraine. Le souverain pontife a lancé d'innombrables appels et a condamné le conflit, exprimant son intérêt pour une visite en Ukraine et en Russie dans le cadre des efforts du Saint-Siège pour mettre fin à la guerre", conclut notre correspondante à Rome Giorgia Orlandi.

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