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Les députés britanniques approuvent une mesure clef de l'accord sur l'Irlande du Nord

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, à droite, le lundi 27 février 2023.
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, à droite, le lundi 27 février 2023. Tous droits réservés Dan Kitwood/WPA Rota
Tous droits réservés Dan Kitwood/WPA Rota
Par euronews avec AFP
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Les députés britanniques ont approuvé mercredi une mesure essentielle de l'accord conclu entre Londres et Bruxelles pour l'Irlande du Nord post-Brexit, marquant une large victoire du Premier ministre Rishi Sunak face à certains conservateurs, dont Boris Johnson.

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Les députés britanniques ont approuvé mercredi une mesure essentielle de l'accord conclu entre Londres et Bruxelles pour l'Irlande du Nord post-Brexit, marquant une large victoire du Premier ministre Rishi Sunak face à certains conservateurs, dont Boris Johnson.

Avec ce vote - obtenu à une très large majorité de 515 voix pour et 29 contre - Londres espère pouvoir avancer dans la mise en place de cet accord, baptisé "cadre de Windsor", et signé début mars entre le Premier ministre Rishi Sunak et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Le cadre de Windsor est un bon accord pour la population,
les familles et les entreprises d'Irlande du Nord
Rishi Sunak
Premier ministre britannique

Il espère aussi pouvoir débloquer la crise politique qui paralyse l'Irlande du Nord depuis près d'un an, le parti unioniste DUP boycottant les institutions locales pour protester contre le statut de la province depuis le Brexit.

La mesure adoptée mercredi, appelée "frein de Stormont" du nom du bâtiment abritant le Parlement nord-irlandais, permettra aux députés de la province de bloquer l'application de nouvelles règles commerciales votées à Bruxelles et susceptibles de s'appliquer en Irlande du Nord.

Ce vote est une victoire pour le Rishi Sunak et signe la perte d'influence au sein du parti conservateur de ses membres les plus eurosceptiques, très critiques envers la volonté de Sunak d'apaiser ses relations avec l'UE.

"Le cadre de Windsor est un bon accord pour la population, les familles et les entreprises d'Irlande du Nord", avait défendu le Premier ministre Rishi Sunak lors de la séance hebdomadaire de questions au Parlement en amont du vote.

"Il restaure l'équilibre de l'accord du Vendredi Saint (signé en 1998 pour mettre fin aux Troubles en Irlande du Nord) et assure la place de l'Irlande du Nord dans notre précieuse Union", avait-il ajouté.

L'issue du vote laissait peu de doute, la majorité des conservateurs et l'opposition travailliste ayant annoncé soutenir l'accord.

"Il est impossible de nier que c'est un progrès par rapport à la situation actuelle", a ainsi affirmé le député travailliste chargé de l'Irlande du Nord Peter Kyle, durant le débat sur le texte.

Mais le vote a réveillé les divisions au sein du parti conservateur sur l'application du Brexit, et 22 de ses députés se sont prononcés contre le texte.

Une douzaine de conservateurs eurosceptiques réunis au sein du Groupe pour la recherche européenne (ERG) avait mardi fermement critiqué le texte et l'absence d'un vote sur l'ensemble du "cadre de Windsor". Hors de ce groupe, les anciens Premier ministre Boris Johnson et Liz Truss ont aussi voté contre le texte, tandis que 48 autres députés Tories n'ont pas pris part au vote.

Mercredi 22 mars, les législateurs britanniques ont donné leur feu vert à une disposition majeure du plan UE-Royaume-Uni visant à réformer le protocole sur l'Irlande du Nord, malgré une rébellion menée par les anciens Premiers ministres Boris Johnson et Liz Truss.

"Indispensable"

"C'est inacceptable. Je voterai contre les arrangements proposés", a affirmé Boris Johnson dans un communiqué quelques heures avant le vote, et avant son audition par une commission parlementaire sur le scandale des fêtes organisées à Downing Street durant la pandémie de Covid-19.

Le "cadre de Windsor" modifie le protocole nord-irlandais sur les dispositions post-Brexit dans la province britannique, négocié dans le cadre du Brexit.

En Irlande du Nord, ce protocole était fortement critiqué par le parti unioniste DUP, très attaché à l'appartenance de la province au Royaume-Uni. Mais le DUP a aussi dénoncé le nouvel accord entre Londres et Bruxelles réformant le protocole, estimant qu'il n'offrait pas de garanties suffisantes en matière de souveraineté de la province vis-à-vis des règles européennes.

Mercredi, le gouvernement britannique a réitéré ses appels à rétablir les institutions locales.

La disposition sur "le frein de Stormont" "rend encore plus indispensable le fonctionnement des institutions dévolues en Irlande du Nord. Ces mesures ne seront applicables que lorsque les institutions seront restaurées", a ainsi plaidé Chris Heaton-Harris durant le débat.

"Nous voulons parvenir à la restauration du gouvernement dévolu d'Irlande du Nord" lui a répondu Jeffrey Donaldson, le chef du DUP, mais il a dit attendre du gouvernement qu'il "travaille (...) pour obtenir les améliorations supplémentaires dont nous avons besoin".

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