Des conditions de vie précaires pour les migrants en Italie

Des exilés, non loin d'un campement informel dans un quartier de Rome
Des exilés, non loin d'un campement informel dans un quartier de Rome Tous droits réservés euronews
Par Giorgia Orlandi
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Alors que les arrivées irrégulières ont plus que doublé, les migrants font face à un quotidien des plus précaires.

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La question de la migration sera l’un des sujets abordés lors du Sommet de l’Union européenne qui s’ouvre ce jeudi à Bruxelles. Les dirigeants des 27 discuteront ainsi de la manière de gérer les flux migratoires, face à l’augmentation des arrivées irrégulières.

Rien qu'en Italie, ces arrivées ont plus que doublé au cours des premiers mois de 2023 par rapport à la même période de l'année dernière.

Après le récent naufrage qui a fait plus de 80 morts près d’une station balnéaire du sud de l'Italie, la cheffe Giorgia Meloni a exhorté l'Union européenne à intervenir sur cette question.

Bien que l'Italie soit considérée comme un pays de transit pour les migrants arrivant en Europe, ceux qui décident d’y rester se retrouvent dans des situations inextricables.

Notre correspondante, Giorgia Orlandi s'est rendue sur le site de l'un des campements illégaux dans la capitale italienne. 

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Gorgia Orlandieuronews

Voici son témoignage :

"Avec l'ONG Baobab Experience, nous nous sommes rendus dans l'un des principaux campements informels encore présents à Rome. L'endroit où nous nous trouvons est proche de la grande gare de Tiburtina.

On nous a dit que nous ne pouvions pas y entrer pour des raisons de sécurité. On estime à 100 le nombre de campements informels dans la capitale italienne. Les migrants qui se trouvaient dans l'un des plus grands campements ont récemment été expulsés.

Mais qui sont ces personnes?

Selon l'ONG qui s'occupe d'eux, la plupart sont des demandeurs d'asile qui préfèrent vivre dans la rue, dans les situations les plus précaires, plutôt que de rester dans des centres d'accueil".

Alors que notre journaliste s'entretient avec une représentante d'un ONG venant en aide aux migrants, des personnes entrent et sortent de ce camp où se dresse des tentes au loin.

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Alice Basiglini, porte-parole de l'ONG Baobab Experienceeuronews

Alice Basiglini, Porte-parole de l'ONG Baobab Experience, nous fait part de son expérience du terrain. 

"Les personnes sont accueillis dans des centres d'accueil, souvent en très mauvais état. Ces centres sont souvent surpeuplés, les dortoirs et les salles de bains sont partagés par beaucoup de personnes. De plus, ces réfugiés ne bénéficient d'aucune assistance personnelle. Ils préfèrent donc vivre sous des tentes dans des lieux publics où ils se sentent libres et où les conditions d'hygiène sont meilleures."

Boabab Experience a réussi à sortir quelques migrants de la rue. Notre journaliste s'est entretenue avec  rencontrons Hamdi. Il est arrivé en Italie en provenance de Tunisie il y a deux ans. Il s'estime chanceux d'avoir échappé au pire.

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Alice Basiglini, porte-parole de l'ONG Baobab Experienceeuronews

Hamdi Benali témoigne : "Je me suis dit que je ne voulais pas finir par vivre dans la rue parce que jusqu'à 90 % des jeunes qui vivent dans la rue finissent par vendre de la drogue, c'est comme ça qu'ils gagnent leur vie. C'est le seul moyen de survivre".

Alors que les dirigeants de l'Union européenne discutent de la manière de réformer les politiques migratoires, les demandeurs d'asile en Italie vont devoir faire face à des temps encore plus difficiles sous le gouvernement de Giorgia Meloni.

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