Climat : le G7 promet "d'accélérer" la sortie des énergies fossiles

Les ministres du G7, réunis à Sapporo, ont promis d'augmenter leurs capacités dans l'éolien en mer et le solaire.
Les ministres du G7, réunis à Sapporo, ont promis d'augmenter leurs capacités dans l'éolien en mer et le solaire. Tous droits réservés Hiro Komae/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par Euronews avec AFP
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Réunis au Japon ce week-end, les ministres de l'Energie et de l'Environnement des 7 pays concernés ont reconnu l'urgence à agir, sans toutefois fixer une date. Ils ont aussi promis de réduire à zéro leur pollution plastique d'ici à 2040.

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Une avancée, mais pas d'engagement ferme. Réunis ce week-end à Sapporo au Japon, les ministres de l'Energie et de l'Environnement des pays du G7 ont reconnu le besoin urgent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et, accélérer leur sortie des énergies fossiles dans tous les secteurs, mais sans se fixer une nouvelle échéance.

"Nous avons convenu de prendre des mesures pour mettre fin à la pollution plastique d'ici 2040 (...) et avons également appelé toutes les parties à s'engager à zéro émission nette d'ici 2050 au plus tard, et au pic mondial des émissions d'ici 2025" a annoncé Akihiro Nishimura, Ministre japonais de l'Environnement.

Ce communiqué commun était très attendu, car il servira de base à la prise de position des pays industrialisés lors du G20 en septembre en Inde, et de la COP 28, qui doit se réunir en novembre à Dubaï.

Il reste toutefois en demi-teinte. Les ministres des 7 pays concernés (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Canada), qui ont réitéré leur volonté d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, et de décarboner "totalement ou majoritairement" leur mix énergétique d'ici à 2035 (un objectif déjà annoncé l'an dernier), se sont simplement engagés à "accélérer" leur sortie des énergies fossiles.

Beaucoup avaient cependant espéré davantage. Même s'ils ont insisté sur la nécessité de ne plus construire de nouvelles centrales au charbon dans le monde - un message clairement adressé à la Chine -, les ministres n'ont pas réussi à fixer une date limite pour la sortie du charbon. C'était l'un des grands objectifs des pays les plus volontaires, comme le Royaume-Uni et le Canada, soutenus notamment par la France, qui avaient espéré la fixer à 2030.

Ils n'ont pas obtenu gain de cause, sous la pression des Etats-Unis et surtout du Japon, soucieux de sa sécurité énergétique bouleversée par le déclenchement de la guerre en Ukraine. Le Japon a aussi tenté (en vain) de faire avaliser par le G7 sa stratégie d'investissement dans le gaz, ou de faire reconnaître comme « propres » les centrales thermiques alimentées par de l'hydrogène et de l'ammoniac.

Le G7 a également confirmé son engagement à réunir, avec les autres pays développés, 100 milliards de dollars par an pour aider les pays du Sud à financer leur transition écologique. Une promesse qui remonte à 2009, et qui n'est toujours pas tenue. Un sommet sur le sujet est, là aussi, prévu à Paris, fin juin. Il sera crucial pour la réussite de la COP 28.

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