Escalade à Gaza : 28 Palestiniens tués, un mort en Israël

Les dégâts après une frappe à Khan Younis, bande de Gaza, le 11 mai 2023
Les dégâts après une frappe à Khan Younis, bande de Gaza, le 11 mai 2023 Tous droits réservés Fatima Shbair/Copyright 2023, The AP. All rights reserved
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Par Euronews avec AFP
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L'armée israélienne a dit avoir visé 166 cibles à travers la bande de Gaza, dont des sites de lancement de roquettes.

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**Trois jours d'échanges de tirs entre Israël et des groupes armés palestiniens à Gaza ont fait 28 morts dans le territoire palestinien et un en Israël, sans que cette nouvelle escalade ne donne de signe de répit jeudi, malgré des efforts de médiation.
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Cette flambée de violences, la plus importante entre Gaza et Israël depuis août 2022, a débuté mardi par des frappes israéliennes sur le territoire palestinien, visant le Jihad islamique, organisation considérée comme "terroriste" par Israël, l'Union européenne et les Etats-Unis.

Une personne a été tuée jeudi à Rehovot, au sud de Tel-Aviv, et plusieurs blessées après qu'une roquette est tombée sur un immeuble résidentiel, ont annoncé la police et les services de secours.

A Gaza, contrôlé par le mouvement islamiste Hamas, le ministère de la Santé a fait état de 28 morts, dont des enfants, et plus de 80 blessés, depuis mardi. Des combattants du Jihad islamique et du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) ont aussi été tués, d'après ces groupes.

Des journalistes de l'AFP ont vu de nombreuses frappes israéliennes sur Gaza et des tirs de roquettes vers le sol israélien au cours de la journée.

Dans les localités adjacentes à la bande de Gaza, les sirènes d'alerte retentissent à intervalles réguliers.

D'après les derniers chiffres communiqués par l'armée, 547 roquettes ont été lancées depuis Gaza vers le sol israélien depuis le début des tirs mercredi et 175 ont été interceptées par le système de défense anti-aérien.

Jeudi, l'armée israélienne a dit avoir visé 166 cibles à travers la bande de Gaza, dont des sites de lancement de roquettes appartenant à ce groupe armé, et éliminé deux de ses commandants.

"Très dangereux"

A l'hôpital al-Chifa, Suhail al-Masri, 32 ans, est venu voir son fils blessé dans une frappe.

"Je ne serais pas sorti de la maison autrement car la situation est très dangereuse", a-t-il dit à l'AFP. "Israël bombarde de partout et les tirs de roquettes de la résistance n'ont pas cessé".

"Les assassinats israéliens ne resteront pas impunis et toutes les options sont sur la table pour la résistance", a affirmé le Jihad islamique, tandis que le Hamas a rappelé jeudi que "la résistance (est) unifiée".

L'Iran, qui soutient le Jihad islamique, a dénoncé les "atrocités des sionistes", promettant "la défaite" au "régime occupant", selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanani.

"Ce matin, nous avons éliminé le responsable des tirs de roquettes du Jihad islamique à Gaza, et il y a une heure, nous avons éliminé son adjoint", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en référence à Ali Ghali et Ahmed Abou Daqqa, commandants de l'organisation palestinienne.

"Je l'ai déjà dit: celui qui nous attaque risque sa vie et celui qui le remplace aussi", a-t-il dit, en visite sur une base militaire.

La bande de Gaza, territoire exigu miné par la pauvreté et le chômage où vivent 2,3 millions de Palestiniens sous blocus israélien, a été le théâtre de plusieurs guerres avec Israël depuis 2008.

Tentatives de médiation

L'Egypte, médiateur traditionnel entre les belligérants, s'active pour obtenir un cessez-le-feu.

Mohammed al-Hindi, responsable du département politique du Jihad islamique, est arrivé jeudi au Caire, a indiqué à l'AFP une source au sein de l'organisation palestinienne, sous couvert d'anonymat.

Une délégation égyptienne doit se rendre en soirée à Tel-Aviv en vue de négocier une trêve, a rapporté une source égyptienne à l'AFP.

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Se disant "préoccupé" par les tirs palestiniens, l'ambassadeur américain en Israël, Tom Nides, a dit "travailler en vue d'une désescalade rapide", d'après un message sur Twitter.

"Ce n'est pas la première fois que ma maison est touchée (par des roquettes) mais je n'ai pas peur", a dit à l'AFP Miriam Keren, 78 ans, dont la remise a été entièrement détruite et la voiture endommagée à Ashkelon, dans le sud d'Israël.

En août 2022, trois jours d'affrontements entre Israël et le Jihad islamique avaient causé la mort de 49 Palestiniens, dont au moins 19 enfants d'après l'ONU. Plus d'un millier de roquettes avaient été tirées de Gaza vers Israël, faisant trois blessés.

En Cisjordanie occupée, 25 membres du Jihad islamique ont été arrêtés ces derniers jours, a indiqué l'armée. Deux Palestiniens ont par ailleurs succombé à leurs blessures par balles, infligées par les forces israéliennes lors d'opérations dans le nord.

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