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Ouganda : 41 morts dans une attaque djihadiste contre un lycée

Les forces ougandaises après l'attaque djihadiste contre un lycée de l'ouest du pays.
Les forces ougandaises après l'attaque djihadiste contre un lycée de l'ouest du pays. Tous droits réservés STUART TIBAWESWA/AFP or licensors
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Par Euronews avec AFP
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Au moins 41 personnes ont été tuées, majoritairement des étudiants, dans un raid mené dans la nuit de vendredi à samedi par des jihadistes contre un lycée dans l'ouest de l'Ouganda, la pire attaque de ce type dans le pays depuis des années.

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Au moins 41 personnes ont été tuées, majoritairement des étudiants, dans un raid mené dans la nuit de vendredi à samedi par des djihadistes contre un lycée dans l'ouest de l'Ouganda, la pire attaque de ce type dans le pays depuis des années.

Selon des responsables de l'armée et de la police, les assaillants sont membres des Forces démocratiques alliées (ADF), une milice islamiste qui a prêté allégeance au groupe Etat islamique.

Après l'attaque sanglante contre ce lycée situé dans le district de Kasese, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, ils ont fui vers le parc national des Virunga, en territoire congolais, emmenant six personnes kidnappées.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné "avec force" l'attaque et appelé à la libération immédiate" des personnes enlevées.

Trente-neuf élèves ont été tués dans le lycée Lhubiriha, a indiqué Sylvester Mapozi, le maire de la localité de Mpondwe-Lhubiriha, où s'est produite l'attaque. Ils ont aussi "tué deux personnes, un homme et une femme, ce qui porte le bilan à 41" morts, a-t-il ajouté. Selon le maire, de nombreuses victimes ont été brûlées au point d'être méconnaissables tandis que d'autres étudiants étaient toujours portés disparus.

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière en Ouganda depuis le double attentat à Kampala en 2010 qui avait fait 76 morts lors d'un raid revendiqué par le groupe islamiste shebab basé en Somalie.

Les assaillants ont fui vers le parc national des Virunga, une vaste étendue à la frontière avec l'Ouganda et le Rwanda, emportant avec eux six personnes kidnappées, a indiqué le porte-parole des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), Felix Kulayigye.

Les Virunga constituent la plus ancienne réserve naturelle d'Afrique et sont un sanctuaire pour les espèces rares, dont les gorilles de montagne. Mais les milices - dont des dizaines sont actives dans l'est de la RD Congo riche en minéraux - utilisent également le parc comme repaire.

Allégeance à l'EI

A l'origine des rebelles ougandais majoritairement musulmans, les miliciens ADF ont fait souche depuis le milieu des années 1990 dans l'est de la RDC, où ils sont accusés d'avoir massacré des milliers de civils. Ils ont fait allégeance en 2019 au groupe Etat islamique, qui les présente comme sa branche en Afrique centrale, et sont aussi accusés d'attentats djihadistes sur le sol ougandais.

L'Ouganda et la RD Congo ont lancé une offensive conjointe en 2021 pour chasser les ADF de leurs bastions congolais, mais ces opérations n'ont jusqu'à présent pas permis de mettre fin aux attaques du groupe.

Les Etats-Unis ont annoncé début mars offrir une récompense pouvant aller jusqu'à 5 millions de dollars pour toute information susceptible de mener à leur chef, un Ougandais d'une quarantaine d'années nommé Musa Baluku.

Il ne s'agit pas de la première attaque contre une école en Ouganda attribuée aux ADF.

En juin 1998, 80 étudiants avaient été brûlés vifs dans leurs dortoirs lors d'une attaque des ADF contre l'Institut technique de Kichwamba près de la frontière de la RD Congo. Plus de 100 étudiants avaient été enlevés.

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