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500e jour de guerre : Volodymyr Zelensky célèbre le "courage" de son pays sur l'île des serpents

Le président ukrainien en route pour l'île des serpents
Le président ukrainien en route pour l'île des serpents Tous droits réservés HANDOUT/AFP
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Par euronews avec agences
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Une visite symbolique : le président ukrainien s'est rendu brièvement sur la petite île des serpents, en mer Noire, où son armée avait obtenu une victoire de prestige au début de la guerre contre la Russie.

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Nul ne sait exactement de quand datent ces images : mais à l'occasion du 500e jour marquant le début de l'invasion russe, la présidence ukrainienne a diffusé ce samedi une vidéo où l'on aperçoit Volodymyr Zelensky, escorté de militaires, sur un zodiak filant vers la petite île des serpents, à une quarantaine de kilomètres des côtes ukrainiennes, en mer Noire.

Un déplacement symbolique : c'est sur ce petit îlot que l'armée ukrainienne a finalement obtenu une victoire en chassant les soldats russes de l'île occupée mi-2022. 

Le contingent ukrainien qui stationnait sur ce petit caillou au début de l'invasion avait refusé de se rendre et avait intimé au navire de guerre russe Moskva "d'aller se faire foutre", au cours d'un échange radio devenu culte et érigé en symbole de la résistance de Kyiiv.

Sur place, le président ukrainien a déposé une gerbe et rendu hommage au courage de son pays.

"Aujourd'hui, nous sommes sur l'île des Serpents, qui ne sera jamais conquise par l'occupant, tout comme le reste de l'Ukraine, parce que nous sommes le pays du courage", a déclaré Volodymyr Zelensky.

L'"anniversaire" de l'invasion russe intervient alors que Kyiv s'est lancée dans une lente contre-offensive contre Moscou.

Mais si les gains sont encore ténus sur le terrain, sur le plan diplomatique, le président ukrainien engrange les soutiens. 

Il a obtenu vendredi l'engagement de Washington de lui livrer des bombes à sous-munitions, juste avant le sommet de l'Otan à Vilnius.

Les Etats-Unis ont ainsi franchi un pas supplémentaire dans leur soutien à l'Ukraine en acceptant de fournir à son allié ces armes, qui tuent à l'aveugle en dispersant des petites charges explosives avant ou après l'impact.

Mais Washington a finalement estimé que cette livraison représentait "la bonne chose à faire" au vu des développements sur le terrain et après avoir reçu l'engagement de Kiev d'en minimiser "les risques posés aux civils".

En revanche, Washington a douché les espoirs du président ukrainien qui espérait le soutien des Occidentaux à l'entrée de son pays dans l'Otan lors du prochain sommet de l'Alliance des 11 et 12 juillet.

Kyiv "a encore de nombreuses étapes à franchir avant de pouvoir devenir membre", a prévenu le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan. La principale étant que le pays ne peut rejoindre l'Otan à ce stade tant que perdure le conflit armé avec la Russie. Une adhésion à l'Otan placerait en effet  l'Alliance en état de guerre avec Moscou. 

9 000 civils tués

Le chef de l'Etat turc Recep Tayyip Erdogan, recevant vendredi M. Zelensky à Istanbul, a cependant estimé que l'Ukraine "méritait" de rentrer dans l'Alliance atlantique et appelé les deux pays belligérants à "retourner aux pourparlers de paix".

Sur le terrain, le conflit continue de faire des victimes, a déploré l'ONU vendredi en faisant état de plus de 9 000 civils tués, dont 500 enfants, depuis le début de la guerre.

Loin de la ligne de front, dans la ville de Lviv (ouest), dix personnes ont été tuées lors d'un bombardement tôt jeudi. 42 personnes ont été blessées dans cette même attaque, dont trois enfants, selon un bilan communiqué vendredi matin.

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