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Niger : condamnation du coup d'Etat en attendant des sanctions ?

Des supporters de la junte ont manifesté jeudi à Niamey, la capitale du Niger
Des supporters de la junte ont manifesté jeudi à Niamey, la capitale du Niger Tous droits réservés Fatahoulaye Hassane Midou/AP
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Par euronews avec agences
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Les partenaires traditionnels du Niger n'en finissent plus de condamner les putchistes qui séquestrent depuis mercredi le président démocratiquement élu.

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Un ultimatum : quatre jours après le coup d'Etat au Niger, l'Union africaine a donné samedi quinze jours aux militaires qui se sont emparés du pouvoir pour rétablir "l'autorité constitutionnelle".

De leur côté, les Etats-Unis ont apporté leur "indéfectible soutien" au président nigérien Mohamed Bazoum. Selon le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken le coup d'Etat nigérien met en péril **_"des centaines de millions de dollars d'aide". _**Washington assure toutefois continuer à oeuvrer à la "pleine restauration de l'ordre constitutionnel et de la gouvernance démocratique au Niger".

Dimanche, "un sommet spécial" de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), à laquelle appartient le Niger, se tiendra à Abuja pour évaluer la situation, avec de probables sanctions à la clé.

Mais avant cette réunion, le président français Emmanuel Macron devait tenir ce samedi après-midi un Conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation au Niger où 1500 soldats français sont actuellement déployés et qui travaillaient jusqu'ici avec l'armée nigérienne. Les Etats-Unis en comptent plus leur part environ un millier sur place.

Le Niger est l'un des derniers alliés de Paris au Sahel. Auparavant essentiellement une base de transit pour les opérations au Mali, dont la force Barkhane s'est retirée, il est le seul pays africain avec lequel la France entretient encore un partenariat dit "de combat" contre les djihadistes.

Emmanuel Macron a condamné "avec la plus grande fermeté" le coup d'Etat, le ministère des Affaires étrangères indiquant que la France "ne reconnaît pas les autorités" issues du putsch.

Le général Abdourahamane Tchiani, chef de la garde présidentielle du Niger à l'origine de la chute du président élu, s'est présenté vendredi comme le nouvel homme fort du pays, avant que l'entourage politique de M. Bazoum ne dénonce "un coup d'Etat pour convenance personnelle".

Le nouvel homme fort du Niger a justifié le coup d'Etat de mercredi par "la dégradation de la situation sécuritaire" dans un Niger miné par la violence de groupes djihadistes.

Selon lui, "l'approche sécuritaire actuelle n'a pas permis de sécuriser le pays en dépit de lourds sacrifices consentis par les Nigériens et le soutien appréciable et apprécié de nos partenaires extérieurs", la France et les Etats-Unis faisant partie des principaux.

Le général a demandé "aux partenaires et amis du Niger, en cette étape cruciale de la vie de notre pays, de faire confiance à nos Forces de défense et de sécurité, garantes de l'unité nationale".

Il s'est aussi interrogé sur "une approche sécuritaire" qui "exclut toute véritable collaboration avec le Burkina Faso et le Mali", deux pays voisins du Niger, également dirigés par des militaires putschistes.

Le président déchu Mohammed Bazoum a passé vendredi avec sa famille sa troisième journée de séquestration dans sa résidence présidentielle, mais a pu s'entretenir au téléphone avec d'autres chefs d'Etat, parmi lesquels Emmanuel Macron.

Le putsch a été vivement condamné par les partenaires occidentaux du Niger, plusieurs pays africains et l'ONU, qui ont demandé la libération de M. Bazoum. Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, a pour sa part annoncé ce samedi quel'UE ne reconnaîtra pas les autorités issues du coup d'Etat.

Riche en uranium, le Niger a une histoire jalonnée de coups d'Etat depuis l'indépendance de cette ex-colonie française en 1960.

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