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Coup d’Etat au Niger : le point sur la situation lundi matin

Des milliers de personnes ont manifesté devant l'ambassade de France dimanche à Niamey, avant d'être dispersées par des grenades lacrymogènes.
Des milliers de personnes ont manifesté devant l'ambassade de France dimanche à Niamey, avant d'être dispersées par des grenades lacrymogènes. Tous droits réservés Sam Mednick/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Sam Mednick/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
Par Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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Les putchistes accusent la France de vouloir intervenir militairement. L'Union européenne tiendra la junte responsable contre toute atteinte contre les ambassades de l'UE.

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Au lendemain du discours de grande fermeté diffusé par le palais de l'Elysée concernant les menaces contres les intérêts français au Niger, la junte n'a pas tardé à réagir. 

Les militaires nigériens qui ont renversé le président élu Mohamed Bazoum ont accusé la France de vouloir "intervenir militairement" pour le rétablir dans ses fonctions, indique un communiqué lu lundi à la télévision nationale.

"Dans sa ligne de conduite, allant dans le sens de la recherche des voies et moyens pour intervenir militairement au Niger, la France, avec la complicité de certains Nigériens, a tenu une réunion à l'état-major de la Garde nationale du Niger, pour obtenir des autorisations politiques et militaires nécessaires", indique le communiqué.

La menace d'intervention militaire plane également du côté africain. Dimanche la Communauté des Etat d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a lancé un ultimatum aux putchistes. Ils ont une semaine pour rétablir l'ordre constitutionnel faute de quoi une intervention n'est plus exclue. Dans l'attente, la Cédéao a déjà annoncé des sanctions financières contre le Niger.

Le ton a monté d'un cran ce week-end après la manifestation monstre devant l'ambassade de france à Niamey à laquelle ont participé des milliers de Nigériens.

Les protestataires ont exigé le retrait des troupes françaises et des autres organisations internationales présentes dans le pays.

La France, ancienne puissance coloniale et l'Union européenne ont suspendu la coopération en matière de sécurité à la suite du coup d'État, tandis que les États-Unis ont averti que leur aide pourrait également être en jeu.

Dans un communiqué diplomatique, Paris a indiqué qu'il soutenait les sanctions économiques prises par ses alliées, pour mettre fin aux instabilités.

Mais le sentiment dans les rues est résolument anti-occidental. Dans les cortèges des derniers rassemblements, des drapeaux russes et des slogans à la gloire de Vladimir Poutine ont fait leur apparition.

Le Mali et le Burkina Faso voisins, qui ont tous deux connu pucths militaires, se sont rapprochés de Moscou.

A propos de la Russie, à noter que le Kremlin a appelé ce lundi à "la retenue" et au retour à "la légalité" dans le pays.

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