Baiser forcé : Luis Rubiales suspendu provisoirement par la Fifa

La défenseuse espagnole Rocio Galvez est félicitée par Luis Rubiales à côté de l'Espagnole Jennifer Hermoso.
La défenseuse espagnole Rocio Galvez est félicitée par Luis Rubiales à côté de l'Espagnole Jennifer Hermoso. Tous droits réservés FRANCK FIFE/AFP or licensors
Par Euronews avec AFP
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Le président de la Fédération espagnole de football a été suspendu par la FIFA après avoir embrassé de force Jenni Hermoso lors de la finale de la Coupe du monde féminine de football.

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"Nous avons décidé aujourd'hui de suspendre provisoirement M. Luis Rubiales de toute activité liée au football au niveau national et international", a déclaré l'instance dirigeante du football mondial dans un communiqué, ajoutant que la suspension durerait au moins 90 jours, dans l'attente de l'avancée des procédures ouvertes contre l'Espagnol.

Plus tôt dans la matinée de samedi, la fédération avait pourtant contre-attaqué. "La RFEF et le président (Luis Rubiales) vont prouver chaque mensonge publié par qui que ce soit au nom de la joueuse ou, si c'est le cas, par la joueuse elle-même", a indiqué l'instance dans un communiqué dans la nuit de vendredi à samedi, alors que Jenni Hermoso s'est dite "victime d'une agression" dans un communiqué.

La fédération a indiqué qu'elle allait "engager des procédures judiciaires" pour défendre la version de son président qui a refusé de démissionner vendredi, et qui estime que ce geste était "consenti".

L'internationale espagnole Jenni Hermoso a assuré vendredi soir s'être sentie "vulnérable et victime d'une agression" lorsqu'elle a été embrassée par Luis Rubiales dimanche lors de la finale du Mondial, après avoir affirmé que ce baiser "n'était pas consenti".

Quelques heures plus tôt, Hermoso avait assuré, dans un premier communiqué de son syndicat Futpro, qu'elle n'avait "à aucun moment consenti à ce baiser", démontant la défense de Luis Rubiales.

La RFEF accompagne son communiqué de quatre photos pour montrer que, selon elle, "les pieds du président sont ostensiblement soulevés du sol par l'action de la joueuse" qui précède le baiser.

Rappel à l'ordre

La fédération a aussi répondu aux 23 joueuses de l'équipe nationale, qui ont annoncé vendredi qu'elles refusaient de jouer en sélection sous la direction actuelle de la fédération. Dans son communiqué, la RFEF rappelle que "la participation à la sélection est une obligation pour toutes les personnes (membres de la fédération) si elles sont appelées par elle".

Contre toute attente et malgré les pressions, le patron du foot espagnol avait refusé de démissionner de son poste vendredi devant l'assemblée générale extraordinaire de la RFEF réunie près de Madrid.

En poste depuis 2018, l'ancien défenseur a contre-attaqué, affirmant que le baiser était "réciproque" et "consenti" et qu'il avait obtenu la permission de le faire, tout en fustigeant le "faux féminisme".

Cette affaire, déjà surnommé le "#MeToo du football espagnol", a suscité une avalanche de critiques contre Luis Rubiales dans le monde sportif et politique.

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