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La Hongrie et la Pologne ne peuvent pas bloquer le Pacte asile et migration, malgré leurs dires

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, au centre, lors d'une photo de groupe au sommet européen à Grenade, Espagne. 7/10/2023.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, au centre, lors d'une photo de groupe au sommet européen à Grenade, Espagne. 7/10/2023. Tous droits réservés Manu Fernandez/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
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Par euronews
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La Hongrie et la Pologne ne peuvent pas bloquer le Pacte asile et migration. Le vote à la majorité qualifiée est maintenu. C'est peut-être la victoire du sommet informel européen de Grenade

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S'il n'est pas mentionné dans la déclaration commune du sommet informel de Grenade, le règlement de crise en cas d'arrivée massives de migrants entre les 27 reste à l'ordre du jour. 

L'objectif commun de l'Union européenne est de conclure les négociations sur le nouveau Pacte asile et migration avant les prochaines élections européennes (prévues en juin 2024). 

L'opposition de la Hongrie et de la Pologne ne devrait pas empêcher son adoption, car le vote à la majorité qualifiée a été conservé, malgré les tentatives de Varsovie et Budapest pour réclamer un vote à l'unanimité sur ce Pacte asile et migration. 

De quoi satisfaire le président français Emmanuel Macron, l'un des principaux artisans de l'idée d'une "Communauté politique européenne": 

"Elles (la Pologne et la Hongrie) ont exprimé leur désaccord autour de la table, désaccord qu'ils avaient déjà exprimé au niveau ministériel. Mais ce n'est pas de nature à bloquer une décision de la majorité qualifiée qui, est, je crois, très pondérée et qui, si l'on peut dire, nous permet d'avancer de manière concrète."

Le règlement, qui prévoit un régime dérogatoire aux procédures d'asile classiques, moins protecteur pour les migrants, a dû faire l'objet d'un compromis pour lever les réticences allemandes, puis italiennes. 

Si Budapest et Varsovie s'y sont opposés, l'Autriche, la Slovaquie et la République tchèque se sont abstenues. Cette dernière pièce du Pacte asile et migration doit encore faire l'objet de négociations avec le Parlement européen.

La position implacable de Budapest et de Varsovie a en tous les cas fait la une des journaux. Certains y ont vu un échec du sommet. 

Le chancelier allemand Olaf Scolz a accusé la Pologne d'envoyer "deux messages en même temps" : "les pays qui critiquent la tentative européenne commune de traiter l'immigration irrégulière ne devraient pas en même temps faire passer en Allemagne les personnes qui arrivent dans leur pays". 

La Première ministre italienne, Georgia Meloni, a pour sa part exprimé sa "compréhension" de la position des deux pays : "notre position est différente de celle de la Pologne et de la Hongrie en raison de questions géographiques. Cela ne compromet pas la façon dont nous travaillons ensemble".

Autres points de blocage

Par ailleurs, les dirigeants des 27 ont finalement refusé de fixer une "date cible" pour l'adhésion de l'Ukraine au bloc européen, comme l'avait proposé Charles Michel, le président du Conseil européen. 

Certains espéraient que l'Ukraine puisse entamer le processus officiel dès ce mois de décembre avec pour objectif 2030.

Les recherches de solutions aux conflits autour du Haut-Karabakh et du Kosovo n'ont pas non plus été un succès. 

L'absence des dirigeants de l'Azerbaïdjan et de la Turquie a rendu impossible toute discussion concrète sur le premier ; quant au second, bien que Belgrade et Pristina aient été présents au plus haut niveau à ce sommet informel, ils ont tout simplement refusé de s'asseoir à la même table.

Sources additionnelles • AFP

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