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Emmanuel Macron en Egypte et en Jordanie, les dirigeants tchèque et autrichien en Israël

Le président français Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi se serrant la main après une conférence de presse conjointe au Caire, en Egypte. 25/10/2023
Le président français Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi se serrant la main après une conférence de presse conjointe au Caire, en Egypte. 25/10/2023 Tous droits réservés CHRISTOPHE ENA / POOL / AFP
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Par Euronews
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Plusieurs dirigeants européens sont en mission diplomatique au Moyen-Orient. L'objectif est de tenter d’empêcher une escalade militaire du conflit dans la bande de Gaza. Emmanuel Macron a prôné l'apaisement et affirme que "l'idée des deux Etats, Israël et Palestine, n'est pas caduque."

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Empêcher une escalade militaire du conflit dans la bande de Gaza, c'est ce que tentent de faire plusieurs dirigeants européens au 19e jour de la guerre déclenchée par l'attaque sanglante du Hamas.

Après une visite mardi en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, le président français a rencontré les dirigeants égyptien et jordanien.

Emmanuel Macron a expliqué que "la France ne pratique pas le double standard", que "le droit international s'applique à tout le monde", que "toutes les vies se valent" et que "l'idée des deux Etats, Israël et Palestine, vivant côte à côte en paix, n'est pas caduque".

Abdallah II de Jordanie a dit la "nécessité absolue" d'"arrêter la guerre à Gaza" car "sa poursuite pourrait mener à une explosion dans la région".

Le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi, lui, a exhorté Israël à éviter une "invasion terrestre de Gaza" comme il menace de le faire depuis des jours car elle fera "un grand nombre de victimes civiles".

"Si c'est une intervention massive qui met en danger la vie des populations civiles, alors je pense que c'est une erreur (...) pour Israël aussi parce que cela n'est pas de nature à protéger dans la durée Israël et parce que ça n'est pas compatible avec le respect des populations civiles, du droit international humanitaire et même des règles de la guerre", a ensuite affirmé E. Macron avant de décoller du Caire.

Il a aussi annoncé l'envoi d'un navire hôpital militaire pour soutenir les hôpitaux de Gaza et d'un avion chargé de matériel médical qui doit arriver ce jeudi en Egypte. 

Le navire "Tonnerre" a quitté le port de Toulon (sud) vers 16h, selon la même source. 

Le Tonnerre est un grand bâtiment de la classe Mistral. Ces navires longs de 199 mètres sont des "porte-hélicoptères amphibies (PHA)" qui sont "capables de mener, sous faible préavis, des opérations de gestion de crise, de transport ou encore d'évacuation sanitaire et de soutien médical par des moyens amphibies et aéromobiles", selon le ministère français des Armées.

Un avion français se posera également jeudi en Egypte pour livrer du matériel médical, a ajouté le président français, en précisant que "d'autres suivront". L'aide humanitaire s'accumule en Egypte depuis des jours avant de passer au compte-gouttes à Gaza par le point de passage de Rafah, le seul à ne pas être contrôlé par Israël.

Et alors que Le Caire est partie prenante des négociations pour la libération des plus de 200 otages enlevés en Israël par le Hamas, E. Macron a révélé le nouveau bilan des victimes françaises de l'attaque du Hamas : 31 morts et neuf otages.

Après le président français, les dirigeants tchèque et autrichien se sont aussi rendus à Tel Aviv ce mercredi pour exprimer leur solidarité avec le peuple israélien et soutenir le droit d'existence d'Israël. 

Petr Fiala et Karl Nehammer ont rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Yitzhak Herzog.

Cette visite vise aussi à coordonner une position commune sur Israël avant la réunion du Conseil européen de ce jeudi à Bruxelles.

Le chancelier autrichien Karl Nehammer comptait aussi rencontrer la famille de l'otage israélo-autrichien qui a été kidnappé par l'organisation terroriste Hamas.

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La République tchèque, comme l'ancienne Tchécoslovaquie qui l'a précédée, compte parmi les alliés les plus indéfectibles d'Israël.

Le ministre tchèque des Affaires étrangères Jan Lipavsky avait fait un déplacement en Israël le 10 octobre, devenant le premier responsable politique étranger à se rendre dans le pays après l'attaque du 7 octobre, à laquelle Israël a répliqué par des bombardements incessants sur la bande de Gaza.

La Turquie provoque la colère d'Israël

Celui qui n'entend pas apaiser la situation, c'est le président turc Recep Tayyip Erdogan. 

Il vient d'annoncer qu'il annulait un voyage prévu en Israël. 

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"Nous avions le projet de nous rendre en Israël mais c'est annulé. Nous n'irons pas", a déclaré devant le Parlement le chef de l'Etat, qui avait rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour la première fois en septembre à New York.

Le chef de l'Etat s'est attiré en retour les foudres d'Israël pour avoir qualifié les combattants palestiniens du Hamas de "libérateurs" et refusé de les appeler "terroristes".

"Le Hamas n'est pas un groupe terroriste, c'est un groupe de libérateurs qui protègent leur terre" a-t-il dit.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a dénoncé ces propos en retour.

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"Même la tentative du président turc de défendre l'organisation terroriste et ses mots provocateurs ne changeront rien aux horreurs que le monde entier a vues, ni à ce fait sans équivoque: Hamas = groupe Etat islamique", a répliqué le ministère dans un communiqué.

Recep Tayyip Erdogan a mis un terme à toute perspective de rapprochement imminent avec Tel Aviv.

"J'ai serré la main de cet homme, nous avions de bonnes intentions mais il nous a abusés", a-t-il asséné dans un discours virulent à propos du Premier ministre israélien tandis que les députés, enflammés, scandaient "A bas Israël" et "Allah Abkar!" (Dieu est grand).

"Les relations auraient pu être différentes mais cela n'arrivera plus, malheureusement", a ajouté le président turc.

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"Vous ne trouverez aucun autre Etat dont l'armée se conduise avec une telle inhumanité", a-t-il continué à propos des bombardements menés par Isräel à Gaza en représailles à l'attaque sanglante du Hamas le 7 octobre qui a fait 1 400 morts selon les Israéliens. 

Les représailles israéliennes à Gaza ont causé la mort de 5 791 personnes selon le Hamas.

Le président turc a également dénoncé l'incapacité des Occidentaux à arrêter la guerre d'Israël contre le Hamas à Gaza, une guerre qu'il qualifie d'"inhumaine".

Sources additionnelles • AFP, AP

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