EventsÉvènementsPodcasts
Loader
Suivez-nous
PUBLICITÉ

Pyongyang annonce le succès d'un lancement de satellite, Séoul suspend un accord

Tensions entre les deux Corées
Tensions entre les deux Corées Tous droits réservés AP
Tous droits réservés AP
Par euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

La Corée du Sud a partiellement suspendu mercredi un accord militaire avec la Corée du Nord, qui a annoncé avoir mis en orbite un satellite espion en violation des résolutions de l'ONU.

PUBLICITÉ

Une fusée qui a décollé mardi soir a suivi la trajectoire prévue "et est parvenue à mettre le satellite Malligyong-1 sur son orbite", a annoncé mercredi l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) - nom officiel de la Corée du Nord - prévoit de lancer d'autres satellites "dans un court laps de temps" afin de renforcer ses capacités de surveillance de la Corée du Sud, a ajouté KCNA.

"Le lancement d'un satellite de reconnaissance est un droit légitime de la RPDC pour renforcer ses capacités d'autodéfense", a souligné l'agence alors que le pays s'estime menacé par la Corée du Sud et les Etats-Unis.

Selon l'état-major interarmées de la Corée du Sud, le satellite espion de Pyongyang "a été évalué comme étant entré en orbite à partir d'une analyse complète des informations sur la trajectoire de vol et de diverses circonstances", ajoutant qu'il "faudra du temps pour déterminer si le satellite fonctionne réellement".

La Corée du Nord avait déjà tenté à deux reprises, sans succès, de mettre en orbite un satellite, en mai et en août derniers.

Accord partiellement suspendu

La Corée du Sud a réagi en annonçant la suspension partielle d'un accord militaire signé avec la Corée du Nord le 19 septembre 2018 pour réduire les tensions le long de la frontière intercoréenne hautement sécurisée, en créant notamment des "zones tampon" maritimes.

Un porte-parole du gouvernement sud-coréen a indiqué à l'AFP que Séoul n'avait pas pu notifier directement à Pyongyang la suspension de cet accord, car "les lignes de communication avec la Corée du Nord sont coupées".

Le lancement du satellite a également été condamné par les Etats-Unis, le Japon et les Nations unies.

"N'importe quel lancement par la Corée du Nord qui se sert de la technologie de missiles balistiques est contraire aux résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies, a souligné le porte-parole adjoint du chef de l'ONU Antonio Guterres, Farhan Haq, dans un communiqué.

"Même s'ils appellent cela un satellite, le lancement d'un objet qui utilise la technologie des missiles balistiques est clairement une violation des résolutions des Nations unies", a mis en avant le Premier ministre japonais, Fumio Kishida.

Ce tir est "une violation flagrante de multiples résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, augmente les tensions et risque de déstabiliser la région et au-delà", a aussi réagi la porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

Ce lancement intervient alors que le président russe Vladimir Poutine a suggéré en septembre, après une rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, que son pays pourrait aider Pyongyang à construire des satellites.

Séoul et Washington ont par la suite affirmé que Pyongyang expédiait des armes à la Russie, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken avertissant que les liens militaires entre la Corée du Nord et la Russie étaient "de plus en plus nombreux et dangereux".

Selon les experts, la mise en orbite réussie d'un satellite espion améliorerait les capacités de collecte de renseignements de la Corée du Nord, en particulier au-dessus de la Corée du Sud, et fournirait des données cruciales en cas de conflit militaire.

La Corée du Sud prévoit pour sa part de lancer son premier satellite espion, via une fusée SpaceX, dans le courant du mois de novembre.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Les présidents nord-coréen Kim Jong Un et russe Vladimir Poutine sur la même longueur d'ondes

Russie et Corée du Nord "progressent activement" sur de futures livraisons d'armes (Maison Blanche)

Accord d'assistance Russie-Corée du Nord : Séoul convoque l'ambassadeur russe