Missiles et obus russes s'abattent sur l'Ukraine, Moscou refuse toute négociation de paix

Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov
Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov Tous droits réservés Alexander Zemlianichenko/Copyright 2021 The AP. All rights reserved
Par Christelle Petrongari avec AFP, AP
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L'armée de l'air ukrainienne a annoncé vendredi avoir abattu 14 missiles de croisière sur un total de 19 lancés par la Russie, une nouvelle attaque nocturne qui a fait au moins deux morts.

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La ville de Kharkiv s'est réveillée vendredi sous les bombes.

Des missiles de croisières russes qui ont échappé à la défense anti-aérienne ukrainienne et se sont abattus sur au moins quatre immeubles résidentiels. Bilan : au moins un mort et 3 blessés.

Les frappes ont également endommagé une station électrique.

"Quand j'ai couru le long de la vitre en appelant mon chat, j'ai cru qu'il était mort ici. J'étais si heureuse de le voir revenir plus tard. Dieu merci, nous sommes en vie. Je pensais que c'était la fin" explique  Iryna Hrekova, une habitante de Kharkiv.

Les troupes russes ont tiré à plus de 50 reprises vendredi sur des localités de la rive droite de Kherson, plus de 400 obus se sont abattus faisant six blessés. Les murs, les clôtures et les toits des maisons ont été coupés par des fragments d'armes.

Quant à un éventuel cessez-le feu et des négociations de paix, voilà la réponse du porte-parole du Kremlin : "Washington souhaite que la Russie s'engage dans des pourparlers de paix aux conditions de Kiev en 2024. Pensez-vous qu'un tel souhait soit réaliste ?" lui demande un journaliste russe.

"Totalement irréaliste" répond Dmitry Peskov, le porte-parole du Kremlin.

L'Ukraine, forte de l'aide militaire occidentale reçue, abat la majorité de ces engins, mais elle réclame plus de moyens pour pouvoir tenir les mois à venir.

Selon Kyiv, Moscou, essaye, comme l'hiver dernier, de plonger la population dans le noir et le froid en visant les infrastructures énergétiques du pays.

Jusqu'ici, l'Ukraine n'a pas connu de coupure de courant d'ampleur. Mais pour la première fois cette semaine, les autorités ont appelé les Ukrainiens à réduire leur consommation d'électricité après une frappe sur une centrale thermique près du front.

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