Gaza : baisse des livraisons d'aide humanitaire à cause d'attaques

Des Palestiniens font la queue pour obtenir de la nourriture à Rafah, le 21 décembre 2023.
Des Palestiniens font la queue pour obtenir de la nourriture à Rafah, le 21 décembre 2023. Tous droits réservés Fatima Shbair/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Fatima Shbair/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par Euronews
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Les policiers palestiniens escortant les convois d'aide humanitaire seraient régulièrement pris pour cibles par les forces armées israéliennes, car ils seraient affiliés au Hamas.

PUBLICITÉ

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, ces attaques laisseraient alors les conducteurs à la merci de gangs criminels, qui n'hésitent pas à braquer les camions transportant des vivres, ainsi que des Palestiniens désespérés. Du fait de la dangerosité de la situation, les livraisons d'aide humanitaire baissent drastiquement.

Israël s'était engagée à permettre le passage de 200 camions humanitaires par jour, mais seulement 62 entreraient à Gaza au quotidien. Il en faudrait bien plus pour assurer les besoins de la population : l'ONU estime que seule 12% de l'aide humanitaire nécessaire est réellement acheminée.

Des viols systématiques du Hamas

En Israël, un nouveau rapport publié par l'Association des centres d'aide aux victimes de viols met en avant les pratiques des militants du Hamas lors de l'attaque du 7 octobre : ils auraient méthodiquement violé des Israéliennes.

Les agressions sexuelles sont courantes et documentées lors de conflits, utilisées comme arme de guerre. L'ONU a confirmé deux cas de viols perpétrés par des soldats israéliens sur des Palestiniennes ces derniers mois, et estime "crédibles" de nombreux autres témoignages de violences sexuelles à Gaza.

Le rapport sur les viols commis le 7 octobre en Israël souligne le nombre élevé de viols en seulement quelques heures, des faits qui seraient sans précédent selon Orit Sulitzeanu, directrice des Centres d'aide aux victimes de viols en Israël : "je ne pense pas que dans l'histoire récente, et même dans l'histoire passée, les choses se soient produites en quelques heures d'une manière aussi sadique et brutale".

Un espoir d'accord de cessez-le-feu ?

Le Cabinet de guerre israélien a annoncé, jeudi, qu'il enverrait une délégation à Paris pour participer au nouveau cycle de négociations pour un cessez-le-feu - qui comprendra nécessairement un accord sur la libération de la centaine d'otages israéliens encore détenus par le Hamas. 

Des représentants du Qatar, de l'Égypte et des États-Unis sont également attendus dans la capitale française, pour des négociations qui pourraient débuter dès vendredi. 

Il y a deux semaines, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait rejeté la proposition de cessez-le-feu du Hamas, refusant toute condition qui ne permettrait pas à Israël d'atteindre son but de "victoire absolue".

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Gaza : le plan de Benjamin Netanyahu pour l'après-guerre

En Cisjordanie occupée, une attaque meurtrière près d'une colonie

Dans la bande de Gaza, l'ONU craint un risque d'explosion du nombre de décès d'enfants