Gaza : entre bombardements meurtriers et distribution chaotique de l'aide humanitaire

A Gaza, la distribution de l'aide alimentaire reste chaotique face à une population affamée.
A Gaza, la distribution de l'aide alimentaire reste chaotique face à une population affamée. Tous droits réservés Fatima Shbair/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
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Par euronews avec agences
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Alors que le Premier ministre israélien a annoncé mardi que les bombardements sur Gaza allaient se poursuivre, la communauté internationale tente de structurer l'acheminement de l'aide humanitaire à la population gazaouie.

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Au moins 10 Palestiniens, dont trois enfants et une femme, ont été tués mardi soir dans une nouvelle frappe aérienne israélienne sur la ville centrale de Deir al-Balah, dans la bande de Gaza.

Alors que les raids se poursuivent, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mardi qu'il "veillerait à ce que Gaza ne constitue plus jamais une menace pour Israël".

B. Netanyahu s'est engagé à étendre l'offensive à Rafah, ville du sud de l'enclave, où la moitié de la population de Gaza a cherché refuge, et à poursuivre les combats jusqu'à ce que le Hamas soit démantelé et que tous les prisonniers qu'il détient soient rendus.

"Nous terminerons le travail à Rafah tout en permettant à la population civile de se mettre hors de danger."

Au moins 31 184 Palestiniens ont été tués et 72 889 blessés dans les attaques israéliennes sur Gaza depuis le 7 octobre selon le Hamas, suite à l’attaque terroriste du 7 octobre en Israël qui a causé la mort de 1 139 personne et fait des dizaines d'otages.

Concernant le nombre de victimes palestiniennes, "le nombre d'enfants tués en un peu plus de quatre mois à Gaza est supérieur au nombre d'enfants tués au cours des quatre années de guerres à travers le monde réunies", a indiqué Philippe Lazzarini, le directeur de l'agence d'aide aux Palestiniens des Nations Unies, l'UNRWA.

Alors que les combats se poursuivent, la communauté internationale tente de structurer l'acheminement de l'aide humanitaire à la population gazaouie. Un quart de la population de Gaza meurt de faim, selon les Nations unies.

Le Programme alimentaire mondial affirme que de la nourriture pour 25 000 personnes a été livrée à la ville de Gaza lors de la première livraison réussie dans le nord de Gaza depuis le 20 février.

Les autorités des États-Unis affirment de leur côté avoir largué par avion des caisses d’aide contenant 2 400 kg de nourriture, notamment du riz, de la farine, des pâtes et des conserves au-dessus du nord de Gaza, dans le cadre d’une opération conjointe avec la Jordanie.

Le Maroc a envoyé quant à lui 40 tonnes de fournitures via un aéroport israélien dans le cadre de sa dernière tentative visant à diversifier les itinéraires de secours vers l'enclave assiégée.

Mais le compte n'y est pas. Mardi, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Cameron, a exhorté les autorités israéliennes à ouvrir l’un de ses ports pour permettre à l’aide arrivant par voie maritime d’acheminer vers Gaza.

S'exprimant devant la Chambre des Lords, David Cameron a insisté sur le fait que le Royaume-Uni "faisait tout ce qu'il pouvait" pour augmenter l'aide à l'enclave assiégée, où des centaines de milliers de Palestiniens souffrent de la faim.

L’ouverture d’un couloir maritime, ainsi que les largages aériens effectués par les États-Unis, la Jordanie et d’autres, reflètent une inquiétude croissante face à la crise humanitaire meurtrière à Gaza et une nouvelle volonté de contourner le contrôle israélien sur les expéditions terrestres.

"Si Israël voulait vraiment aider, il pourrait ouvrir le port d'Ashdod, qui se trouve en Israël, un port pleinement opérationnel qui pourrait réellement maximiser l'acheminement de l'aide de Chypre directement vers Israël et donc vers Gaza", a déclaré Cameron.

Mais les responsables de l’aide humanitaire affirment que les livraisons aériennes et maritimes ne peuvent pas compenser le manque de routes terrestres.

"Cela ne peut pas remplacer l'acheminement par voie terrestre, qui reste le meilleur moyen d'acheminer l'aide à l'échelle nécessaire. Israël doit ouvrir davantage de routes terrestres, y compris dans le nord, pour une durée plus longue et avec moins d'exigences de contrôle", a déclaré le ministre britannique.

Le nombre de camions d'aide qui entrent quotidiennement à Gaza est bien inférieur aux 500 qui arrivaient avant la guerre.

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