Après la démission du Premier ministre, les Haïtiens partagés entre espoir et résignation

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a Tous droits réservés Odelyn Joseph/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
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Par Euronews
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Haïti est face à un vide juridique depuis la démission du Premier ministre Ariel Henry. Le Kenya a par ailleurs suspendu sa participation à l’envoi d’une force internationale.

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L’une des plus grandes prisons d'Haïti était à nouveau en feu ce jeudi, une semaine après avoir été attaquée par des gangs qui ont libéré près de 4 000 détenus.

Un calme précaire règne dans la capitale depuis la démission du Premier ministre Ariel Henry, qui a cédé à la pression de bandes criminelles.

Face à ce vide juridique, et confrontés à des conditions de vie, se sont fortement dégradées ces derniers mois, les Haïtiens, sont partagés entre espoir et résignation.

"Nous avons besoin d'un autre gouvernement, un gouvernement qui comprend le pays. Nous devons trouver une bonne personne qui sait comment gouverner le pays, qui peut gérer ces problèmes, quelqu'un qui sait comment fonctionnent les autres pays et qui peut faire la même chose ici. Nous, les Haïtiens, ne pouvons pas vivre dans ce genre de situation", explique une habitante.

"Il n'y a que de la misère en Haïti, comment trouver de la nourriture? Notre argent n'a aucune valeur. Avant, on pouvait échanger 5 gourdes contre 1 dollar. Aujourd'hui, avec 5 gourdes, vous ne pouvez même pas obtenir 5 centimes de dollar", explique un habitant.

Une force multinationale soutenue par l’ONU et menée par le Kenya devait se déployer dans le pays. Mais après la démission du Premier ministre haïtien, Nairobi a annoncé suspendre sa participation.

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