PUBLICITÉ

Elections européennes : les Républicains font campagne sur l'immigration à Menton

Selon les autorités locales françaises, 44 000 arrestations ont eu lieu en 2023 dans la vallée de la Roya.
Selon les autorités locales françaises, 44 000 arrestations ont eu lieu en 2023 dans la vallée de la Roya. Tous droits réservés Geert Vanden Wijngaert/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Geert Vanden Wijngaert/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
Par Euronews avec agences
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Le député du Parti populaire européen a choisi pour cela un lieu symbolique : la ville française de Menton, près de l'Italie - un endroit au cœur du débat migratoire qui a déclenché de multiples conflits diplomatiques entre les deux pays.

PUBLICITÉ

A moins de deux mois des élections européennes, le candidat de droite français François-Xavier Bellamy hausse le ton sur l'immigration. Ce vendredi, le député du Parti populaire européen a choisi pour cela un lieu symbolique : la ville française de Menton, près de l'Italie - un endroit aucœurdu débat migratoire qui a déclenché de multiples conflits diplomatiques entre les deux pays.

L’objectif de Bellamy : rencontrer la police des frontières et réaffirmer l’opposition de son parti au Pacte européen sur les migrations approuvé il y a quelques jours. Une réforme qui durcit les règles d’immigration, jugée pourtant trop laxiste par les conservateurs français.

"Nous sommes opposés à la majorité de ce pacte d'asile et de migration, car nous sommes ici à une frontière où nous pouvons constater l'impuissance de nos pays face à la crise migratoire. Nous pensons que nous devons surmonter cette impuissance. Le pacte d’asile et de migration ne nous permet pas d’apporter une solution pour mieux protéger nos frontières" explique François-Xavier Bellamy.

Le candidat s'est opposé à la demande de son propre groupe parlementaire à Bruxelles, pourtant co-auteur du pacte, de voter pour la majorité de la réforme. Ce pacte vise à accélérer la procédure d’asile et à simplifier le retour des migrants illégaux dans leur pays d’origine. Il obligera les États membres à partager la responsabilité sur les demandes d'asile, soit en accueillant davantage de migrants, soit en fournissant un financement supplémentaire.

Dans la vallée de la Roya, à une heure de Menton, Gibi Bonnet, militant de l'ONG Roya Citoyenne, connu pour accueillir des migrants ayant traversé la frontière, fustige à la fois le nouveau pacte et la position de Bellamy sur l'immigration.

"Cela va rendre leur passage et leur vie beaucoup plus difficiles. On ne peut pas arrêter un tel afflux de personnes désespérées. D’une manière ou d’une autre, soit ils trouveront un moyen de s’en sortir, soit ils mourront en essayant" affirme-t-il.

Selon les autorités locales françaises, 44 000 arrestations ont eu lieu en 2023 à ce poste frontière. Certains migrants ont même été interpellés à plusieurs reprises. Un sujet sensible qui restera au cœur de ces élections européennes, car les Etats membres doivent désormais entériner la version finale du Pacte éventuellement lors d'un vote fin avril.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Un code de conduite pour assurer des élections européennes "transparentes et équitables"

Les élections européennes relancent le débat sur le droit de vote à 16 ans

Nouvelle-Calédonie : Emmanuel Macron se rend dans l'archipel français