Les élections européennes relancent le débat sur le droit de vote à 16 ans

Les électeurs européens devront désigner leurs eurodéputés en juin
Les électeurs européens devront désigner leurs eurodéputés en juin Tous droits réservés Pietro Naj-Oleari/This photo is free to use under Creative Commons license CC-BY-4.0 and must be credited: "CC-BY-4.0: © European Union 2019 – Source: EP".
Par Isabel Marques da Silva
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

La campagne électorale pour le scrutin continental de juin est l’occasion de relancer la question de la diminution de l’âge du droit de vote. Pour ce scrutin, cinq pays membres autorisent les mineurs de 16 ans à se rendre aux urnes.

PUBLICITÉ

16 ans reste l’âge des études, des premiers contrats, des débuts dans la vie associative ou politique. Mais il n’est généralement pas question de voter. Depuis des années, le Forum européen de la jeunesse souhaite diminuer l'âge légal du droit de vote à 16 ans. 

Pour la présidente de l'association, ce choix permettrait de renforcer la démocratie. 

"Nous avons la possibilité, par le biais des professeurs et des enseignants, de les guider dans le processus électoral, de leur apprendre comment fonctionne la démocratie et de les encourager à se rendre aux urnes. Nous savons également que lorsque les jeunes commencent à voter dès leur plus jeune âge, ils sont plus susceptibles de continuer à voter plus tard dans leur vie", insiste María Rodríguez Alcázar.

Certains mineurs pourront lors des élections européennes de juin exercer leur droit de vote. Les adolescents de 16 ans pourront se rendre aux urnes en Autriche, en Allemagne, à Malte et en Belgique. En Grèce, il faut avoir 17 ans pour donner sa voix.

L'actuel Parlement européen n'a compté que six élus de moins de 30 ans lors du scrutin de 2019. Alicia Homs Ginel faisait partie de cette minorité, elle avait alors 25 ans. Elle estime que la diminution de l'âge du droit de vote permet d'impliquer la jeunesse dans la défense du projet européen.

"Nous sommes une génération qui est née et qui a grandi avec ce projet et, peut-être, avons-nous ce sentiment de responsabilité de protéger le projet qu'est l'Union européenne", explique l’eurodéputée sociale-démocrate.

Le programme Erasmus, la fin des frais d'itinérance ou le pass Interrail sont des programmes mis en avant par les parlementaires en faveur de la jeunesse. Alicia Homs Ginel considère que la nouvelle réglementation sur les stages doit être prioritaire.

Les jeunes électeurs ont également des demandes pour les partis politiques en campagne.

"Ils doivent parler de qualité de l'emploi, du logement, de la santé mentale, de la façon de lutter contre la crise climatique, mais aussi de la façon de donner plus d'espace aux jeunes dans la démocratie", insiste María Rodríguez Alcázar.

Pour les jeunes électeurs qui envisageraient de se présenter aux prochaines élections, il est à noter qu'ils ne peuvent le faire qu'à partir de 18 ans dans 15 Etats membres. Ils doivent avoir 21 ans en Bulgarie, en République tchèque, en Estonie, en Irlande, en Lituanie, en Lettonie, en Pologne et en Slovaquie.

En Roumanie, les candidats doivent avoir 23 ans, tandis que le seuil est de 25 ans en Italie et en Grèce.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Voici les politiques climatiques les plus et les moins populaires en Europe

Stabilité et Sécurité : les priorités du Parti populaire européen

Elections européennes : le centre-gauche admet préférer une alliance avec les progressistes