Nicolas Maduro et son épouse inculpés aux États-Unis pour "narcoterrorisme". Le président américain a revendiqué les frappes sur le Venezuela.
Quelques heures après l'invervention américaine au Venezuela, la ministre de la américaine Justice Pamela Bondi annonce dans un tweet l'inculpation de Nicolas Maduro et son épouse.
"Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été inculpés dans le district sud de New York. Nicolas Maduro a été accusé de complot en vue de commettre des actes de narcoterrorisme, de complot en vue d'importer de la cocaïne, de possession d'armes automatiques et d'engins destructeurs, et de complot en vue de posséder des armes automatiques et des engins destructeurs contre les États-Unis" écrit la procureure générale des États-Unis.
Un peu plus tôt, dans un message sur son média Truth social, Donald Trump avit revendiqué les frappes sur le Venezuela.
"Les États-Unis d'Amérique ont mené avec succès une opération militaire de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui a été capturé avec son épouse et exilé hors du pays" écrit le président américain. "Cette opération a été menée en collaboration avec les forces de l'ordre américaines. Plus de détails suivront. Une conférence de presse aura lieu aujourd'hui à 11 heures, à Mar-a-Lago. Merci de votre attention ! Président DONALD J. TRUMP"
Le numéro deux du Département d'Etat américain proclame une "nouvelle ère" pour le Venezuela
Dans un tweet, le secrétaire d'État américain Marco Rubio estime que "Maduro n'est pas le président du Venezuela et son régime n'est pas le gouvernement légitime." Selon Marco Rubio, "Maduro est le chef du Cartel de Los Soles, une organisation narco-terroriste qui s'est emparée d'un pays. Et il est sous le coup d'une inculpation pour avoir introduit de la drogue aux États-Unis."
De son côté, dans une intervention à la télévision, la vice-présidente vénézuélienne dit ignorer où se trouve le président Maduro exige des Etats-Unis "une preuve de vie" de Maduro et de la Première dame.
Le ministre vénézuélien de la Défense accuse, dans un discours enregistré sur les réseaux sociaux samedi à l'aube, l'armée américaine d'avoir "frappé des zones résidentielles" lors de son attaque du Venezuela, promettant également un déploiement massif de tous les moyens militaires du pays
Au moins sept explosions et des avions volant à basse altitude ont été entendus vers 2 heures du matin, heure locale, samedi à Caracas, la capitale du Venezuela.
Dans un communiqué, le Venezuela a dénoncé "la très grave agression militaire perpétrée par (...) les États-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas".
Les habitants de différents quartiers se sont précipités dans les rues. On pouvait en apercevoir au loin depuis différents quartiers de Caracas.
Le sud de la ville, près d'une importante base militaire, était apparemment privé d'électricité.
Ces événements surviennent alors que l'armée américaine a pris pour cible, ces derniers jours, des bateaux de contrebande de drogue présumés.
Vendredi, le Venezuela s'est dit ouvert à la négociation d'un accord avec les États-Unis pour lutter contre le trafic de drogue.
Le président du pays sud-américain, Nicolás Maduro, a également déclaré que les États-Unis voulaient forcer un changement de gouvernement au Venezuela et avoir accès à ses vastes réserves de pétrole grâce à la campagne de pression qui dure depuis des mois et qui a commencé par un déploiement militaire massif dans la mer des Caraïbes au mois d'août.
La Colombie déploie des forces à la frontière
Quant au président colombien, Gustavo Petro, il a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela, après les attaques aériennes menées par les Etats-Unis sur son voisin.
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Le Président argentin se félicite de l'opération américaine
"La liberté avance, vive la liberté bon sang !" écrit Javier Milei dans un tweet.
Condamnation de la Russie
"Ce matin, les Etats-Unis ont commis un acte d'agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément inquiétant et condamnable", dénonce le ministère russe des Affaires étrangères.
L'UE souligne le "manque de légitimité de Nicolas Maduro
Dans un tweet, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, dit avoir parlé avec le secrétaire d'État Marco Rubio et l'ambassadeur de l'UE à Caracas. "L'UE a déclaré à plusieurs reprises que M. Maduro manquait de légitimité et a défendu une transition pacifique" poursuit Kaja Kallas. "En toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés. Nous appelons à la retenue" conclue-t-elle.