Euronews a suivi un exercice militaire qui testait la capacité de Armée de l'Air et de l'Espace à disperser ses avions et à rester prête au combat en cas d'attaque
Que faire si un engin ennemi se dirige vers une base aérienne française ? C’était le scénario de l’exercice militaire surnommé Topaze cette semaine.
Dans cette simulation, la base de Mont-de-Marsan dans les Landes est considérée comme menacée. Un drone armé a été détecté en vol vers cette base.
Les équipes sur place n'ont alors que quelques heures pour réagir. Objectif : protéger la précieuse flotte de Rafales en la dispersant vers d’autres sites — dont la base de Cazaux à laquelle Euronews a pu accéder.
L'élément de surprise était essentiel. Le capitaine Armand, pilote d'avion de chasse Rafale participant à l'exercice, nous explique : "On savait qu'un exercice arrivait mais on n’avait pas été informé des dates et donc on a eu le préavis très faible."
Certains avions ont même subi des pannes simulées, pour tester la rapidité des équipes au sol. Au total, 20 engins et 145 personnes ont été dispersés sur quatre bases en France.
Vingt-quatre heures plus tard, l’exercice s’est conclu par une frappe simulée sur des engins ennemis et des bombardements sur un site stratégique.
Cet exercice intervient dans un contexte de tensions internationales croissantes et reflète les réalités du terrain, notamment dans le contexte de la guerre en Ukraine.
"Nous ne nous entraînons jamais pour rien et comme la guerre de haute intensité fait rage sur tous les fronts, c'est pour répondre à ce type de besoin opérationnel que nous faisons cet exercice", a expliqué le général Pierre Gaudillière, qui commande la Brigade aérienne de l'aviation de chasse dans l'Armée de l'air.