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Emmanuel Macron défend le nucléaire civil comme levier d’indépendance énergétique

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors de la séance plénière d'ouverture du Sommet sur l'énergie nucléaire de l'AIEA à Paris, le mardi 10 mars 2026.
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors de la séance plénière d'ouverture du Sommet sur l'énergie nucléaire de l'AIEA à Paris, le mardi 10 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Sophia Khatsenkova
Publié le
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Dans un contexte de tensions énergétiques mondiales, Emmanuel Macron appelle les États et les investisseurs à accélérer la relance du nucléaire civil.

Emmanuel Macron a plaidé ce mardi pour une relance du nucléaire civil, qu’il considère comme un pilier de la souveraineté énergétique dans un contexte géopolitique tendu face à la flambée des prix des hydrocarbures.

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En ouvrant à Paris un sommet international consacré à l’avenir de cette filière, le président français a souligné que la dépendance aux énergies fossiles importées pouvait devenir un facteur de vulnérabilité.

Selon lui, le nucléaire constitue, au contraire, un "facteur d’indépendance", alors que les hydrocarbures peuvent parfois se transformer en un instrument "de pression, voire de déstabilisation".

"Le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l'indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à l'horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d'emplois de nos économies", a déclaré le chef de l’État devant une quarantaine de représentants d’États réunis pour ce deuxième sommet consacré à la relance de l’atome civil.

Cette rencontre intervient alors que la guerre au Moyen-Orient a provoqué une nouvelle flambée des prix du pétrole et du gaz, rappelant, comme après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, la fragilité des pays fortement dépendants des importations d’énergies fossiles.

Appel à davantage d’investissements

Emmanuel Macron a également exhorté les acteurs publics et privés à renforcer leurs investissements dans ce secteur, qu’il a qualifié de "véritable secteur d’avenir".

"Chaque acteur public et privé [doit] prendre sa part pour continuer de mobiliser les investissements", a-t-il affirmé, appelant également les institutions financières à soutenir davantage les projets les plus risqués.

Dans ce cadre, Emmanuel Macron a annoncé des financements supplémentaires pour deux projets français : Calogena, un petit réacteur modulaire, et Jimmy, un micro-réacteur à fission.

Le soutien de la Commission européenne

Présente au sommet, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également pris position en faveur du nucléaire civil. Elle a estimé que la réduction de la place de l’atome dans certains pays européens avait constitué une "erreur stratégique".

La Commission européenne a par ailleurs annoncé la mise en place d’une garantie de 200 millions d’euros destinée à soutenir les investissements dans les technologies nucléaires innovantes.

Le président français a également reconnu que la France demeurait partiellement dépendante de la Russie pour certains approvisionnements liés à l’industrie nucléaire.

Le chef de l’État a également évoqué la situation en Ukraine, rappelant l’occupation par la Russie de la centrale nucléaire de Zaporijjia.

Un regain d’intérêt pour l’atome

Ce sommet, organisé en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), s’inscrit dans un contexte particulier.

L’année 2026 marque à la fois le 15ᵉ anniversaire de l’accident de Fukushima, au Japon, et le 40ᵉ anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine.

Le sommet, qui fait suite à une première édition organisée à Bruxelles en 2024, a réuni une quarantaine de pays ainsi que plusieurs organisations internationales.

La Russie, acteur majeur du secteur, n’a pas été invitée en raison de la guerre en Ukraine.

Le sommet a brièvement été perturbé par deux militants de Greenpeace, qui ont déployé une banderole portant l’inscription : "L'énergie nucléaire alimente la guerre de la Russie" alors que le président français accueillait les invités.

Parallèlement, la hausse des prix de l’énergie reste au centre des préoccupations. Les ministres de l’Énergie du G7 se sont réunis mardi après-midi au siège de l’Agence internationale de l’énergie.

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