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Procès libyen en appel : Nicolas Sarkozy affirme n’avoir commis “aucun acte de corruption”

Nicolas Sarkozy arrive au palais de justice de Paris, en France, le lundi 16 mars 2026, pour son procès concernant le financement illégal présumé de sa campagne présidentielle
Nicolas Sarkozy arrive au palais de justice de Paris, en France, le lundi 16 mars 2026, pour son procès concernant le financement illégal présumé de sa campagne présidentielle Tous droits réservés  Thibault Camus/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Thibault Camus/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Par Sophia Khatsenkova
Publié le Mis à jour
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Condamné en première instance à cinq ans de prison dans ce dossier, l’ancien président a réaffirmé mardi à la barre son innocence à l’ouverture de son procès en appel à Paris.

C'est sa première prise de parole depuis l'ouverture, ce lundi, du procès en appel de l’affaire du financement libyen. L’ancien chef de l’État, jugé aux côtés de neuf autres prévenus, a réaffirmé son innocence à la barre, dans une audience décisive pour son avenir judiciaire et politique.

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L’ancien président est poursuivi dans un dossier politico-financier tentaculaire, ouvert en 2011, dans lequel la justice soupçonne un pacte de corruption avec le régime de Mouammar Kadhafi afin de soutenir sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Des accusations qu’il conteste depuis le début.

Prenant la parole ce mardi, Nicolas Sarkozy a déclaré être “innocent” et a assuré n’avoir “pas commis d’acte de corruption, ni de près ni de loin”.

Ce procès en appel revêt une importance particulière pour l’ex-président de la République.

L’an dernier, il est devenu le premier ancien chef de l’État français à être incarcéré après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs.

Entré à la prison de la Santé en octobre dernier, il avait ensuite obtenu une remise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard.

En septembre, le tribunal correctionnel de Paris avait estimé qu’il existait, dans ce dossier, une “corruption au plus haut niveau” d’une “exceptionnelle gravité”.

Nicolas Sarkozy avait toutefois été relaxé pour trois des quatre infractions examinées.

Les juges de première instance ont notamment considéré que le financement de la campagne de 2007 par la Libye n’était pas démontré, même si l’envoi de 6,5 millions d’euros en provenance du régime libyen en janvier et novembre 2006 avait, selon eux, été corroboré.

Ils ont estimé qu’il n’existait pas de preuve suffisante permettant d’établir que cet argent avait été versé sur les comptes de campagne.

En revanche, le tribunal a retenu que Nicolas Sarkozy avait laissé deux de ses proches, Claude Guéant et Brice Hortefeux, entreprendre des démarches auprès des autorités libyennes.

Ces initiatives auraient eu lieu lors de rencontres discrètes organisées fin 2005 en Libye avec un proche de Mouammar Kadhafi, aujourd’hui recherché par la justice française.

Le procès doit se poursuivre jusqu’au 3 juin. La décision de la cour est attendue à l’automne.

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