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Retenus des années en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en route vers la France

Les portraits des deux ressortissants français Cécile Kohler et de Jacques Paris devant l'Assemblée nationale à Paris, le jeudi 3 juillet 2025.
Les portraits des deux ressortissants français Cécile Kohler et de Jacques Paris devant l'Assemblée nationale à Paris, le jeudi 3 juillet 2025. Tous droits réservés  (AP Photo/Aurelien Morissard)
Tous droits réservés (AP Photo/Aurelien Morissard)
Par Etienne Paponaud avec AFP
Publié le Mis à jour
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Le président Emmanuel Macron a annoncé ce mardi leur libération et leur retour vers le territoire français. Après plus de trois ans de détention, ils avaient été condamnés en octobre respectivement à vingt et dix-sept ans de prison pour espionnage, puis libérés mais retenus en Iran en novembre.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé que les ex-détenus en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris"sont libres et en chemin vers le territoire français", dans un message posté sur X, mardi 7 avril, en plein conflit au Moyen-Orient.

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"C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles", a ajouté le chef de l’Etat, remerciant les"autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, aux services de l’État et aux citoyens qui se sont mobilisés sans relâche et ont ainsi contribué à leur retour".

Également sur X, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot a déclaré s'être entretenu au téléphone les deux ex-détenus : "lIs m'ont exprimé leur émotion et leur joie de retrouver bientôt leur pays et leurs proches".

Après plus de trois ans de détention, la professeure de lettres de 41 ans et son compagnon, enseignant à la retraite de 72 ans, avaient été condamnés en octobre dernier respectivement à vingt et dix-sept ans de prison pour espionnage au profit notamment d’Israël, puis libérés début novembre mais avec l’interdiction de quitter le territoire iranien. Depuis leur libération ils étaient assignés à l’ambassade de France à Téhéran.

Les diplomates ont œuvré pour obtenir leur libération et leur rapatriement, dans un contexte rendu encore plus difficile par la guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février. Jean-Noël Barrot s'était encore entretenu dimanche avec son homologue iranien, Abbas Araghchi.

Paris nie tout accord de libération de prisonniers avec Téhéran

Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, l’Iran distingue les nations, traitant certaines avec bienveillance et d’autres comme des ennemis. Emmanuel Macron a pris ses distances par rapport au conflit, affirmant que son pays n’avait pas été consulté au préalable au sujet des frappes américano-israéliennes et ne souhaitait pas la guerre.

La présidence de Macron a indiqué que les deux ressortissants français avaient quitté l'Iran par la route "sans aucune coordination particulière avec les forces américaines et israéliennes" opérant dans la région, alors que des frappes aériennes ont touché mardi deux ponts et une gare en Iran.

L'agence officielle iranienne IRNA a rapporté mardi que l'Iran était parvenu à un accord avec la France pour la libération des deux citoyens français en échange de la ressortissante iranienne Mahdieh Esfandiari. Téhéran fait pression depuis l'année dernière pour obtenir la libération de celle qui a été condamnée en France pour incitation au terrorisme suite à des propos qu'elle a tenus au sujet des attaques menées par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Cependant, l'Élysée a nié l'existence d'un tel accord d'échange de prisonniers, soulignant que la procédure judiciaire en France n'était pas terminée dans le cas de Mahdieh Esfandiari et qu'elle avait fait appel de sa condamnation. Aucun détail n’a été fourni concernant les négociations avec l’Iran.

Contacts réguliers entre la France et l'Iran

Emmanuel Macron a été le premier dirigeant occidental à s’entretenir avec le président iranien Massoud Pezeshkian après le déclenchement de la guerre en Iran, lors d’un appel téléphonique le 8 mars. Depuis lors, les deux dirigeants se sont entretenus à deux reprises au téléphone, Emmanuel Macron ayant insisté pour que les deux ressortissants français soient autorisés à rentrer en France dès que possible.

Les autorités iraniennes les ont libérés de prison en novembre, mais ne les ont pas autorisés à quitter le pays. Ils avaient été détenus pendant plus de trois ans pour espionnage, des accusations que Paris a qualifiées d’infondées.

Les autorités françaises ont indiqué qu’ils étaient alors mis en sécurité à l’ambassade de France à Téhéran.

Cécile Kohler et Jacques Paris avaient été arrêtés en mai 2022 alors qu’ils étaient en visite en Iran. La France avait dénoncé leur détention comme étant "injustifiée et infondée." Les pays occidentaux ont accusé l'Iran d'utiliser des prisonniers étrangers comme monnaie d'échange, une accusation que Téhéran rejette.

En septembre, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que les deux pays étaient sur le point de conclure un échange de prisonniers impliquant Esfandiari.

Le même mois, la France a retiré sa plainte devant la Cour internationale de justice contre l'Iran pour violation du droit à la protection consulaire de Kohler et de Paris. La France a accusé l'Iran de détenir Kohler et Paris de manière arbitraire, dénonçant une politique d'otages. La CIJ a indiqué que la France avait demandé "l'abandon de la procédure."

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