Selon la télévision publique iranienne, la délégation pakistanaise apporte un message de Washington à Téhéran et vient poursuivre des tractations en vue de nouveaux pourparlers.
Le président américain Donald Trump a déclaré que la guerre en Iran était "très près d’être terminée", alors que les médiateurs disent s'être rapprochés mercredi d'une extension du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.
"Vous savez quoi ? Si je me retirais maintenant, il leur faudrait 20 ans pour reconstruire ce pays. Et nous n'avons pas fini. Nous verrons ce qui se passera. Je pense qu'ils veulent vraiment conclure un accord", a déclaré Donald Trump lors d'une interview accordée à Fox Business News.
Le président américain avait annoncé mardi qu'un deuxième cycle de négociations pourrait avoir lieu "au cours des deux prochains jours", déclarant au New York Post que les négociations pourraient se tenir à nouveau à Islamabad, au Pakistan.
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a également déclaré qu'il était "très probable" que les pourparlers reprennent, citant une réunion qu'il a eue avec le vice-Premier ministre pakistanais, Ishaq Dar.
Le ministre pakistanais des Finances, Muhammad Aurangzeb, a assuré que ses "dirigeants n'abandonnent pas" les efforts visant à aider les États-Unis et l'Iran à mettre fin à la guerre.
Ormuz bloqué, la guerre d'Israël contre le Hezbollah se poursuit
La déclaration de Donamd Trump intervient alors que le cessez-le-feu, qui doit expirer le 22 avril, reste fragile, les États-Unis poursuivant leur blocus des ports iraniens et Téhéran proférant de nouvelles menaces en réponse. Néanmoins, les responsables ont déclaré qu'ils progressaient.
Les négociateurs se concentrent sur trois points clés qui ont fait échouer les pourparlers du week-end dernier, à savoir le programme nucléaire iranien, le détroit d'Ormuz et l'indemnisation des dommages de guerre, selon un fonctionnaire impliqué dans les efforts de médiation et qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat.
Malgré la trêve fragile, les prix du pétrole ont chuté mercredi et les actions américaines ont augmenté dans l'espoir d'une fin de la guerre.
La guerre a débuté le 28 février par des frappes aériennes conjointes des États-Unis et d'Israël sur l'Iran, qui ont entraîné des attaques quotidiennes de missiles et de drones par Téhéran dans toute la région.
Peu après, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, une voie maritime essentielle, ce qui a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux.
De son côté, le Hezbollah a tiré mercredi matin une trentaine de roquettes sur Israël et l'agence de presse libanaise rapporte plusieurs attaque de Tsahal contre le sud du Liban.
Ces attaques surviennent juste après qu'Israël et le Liban ont tenu leurs premiers pourparlers directs depuis des décennies à Washington, lors d'une réunion organisée par le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Mardi, les deux parties se sont rencontrées pendant plus de deux heures.
Le département d'État américain a déclaré que les discussions avaient été "productives" et avaient porté sur les mesures à prendre pour lancer des négociations directes entre Israël et le Liban.
Le Hezbollah a dénoncé la rencontre entre les ambassadeurs libanais et israélien aux États-Unis, affirmant qu'il ne serait pas lié par leurs résultats et qu'il ne déposerait pas ses armes.
Malgré un cessez-le-feu de deux semaines avec l'Iran, Israël a poursuivi sa campagne militaire au Liban, ce qui, selon Téhéran, pourrait compromettre la trêve.