Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Le fonds officiel de reconstruction de Gaza du Board of Peace de Trump est vide, selon une source

Des Palestiniens marchent parmi les décombres dans le quartier d’Al-Karama, à Gaza, le 30 novembre 2025
Des Palestiniens marchent parmi les décombres dans le quartier Al-Karama de Gaza, le 30 novembre 2025 Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Gavin Blackburn
Publié le
Partager Discussion
Partager Close Button

Le conseil est clairement dirigé non seulement par les États-Unis, mais par Trump lui-même, qui a le dernier mot et peut rester aux commandes après sa présidence.

Le Conseil pour la paix du président américain Donald Trump ne dispose d’aucun argent dans son fonds officiel pour la reconstruction de Gaza, malgré les promesses de plusieurs milliards de dollars des pays membres, a indiqué mercredi à l’agence AFP une source proche du Conseil.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Trump a créé ce Conseil pour coordonner la reconstruction de Gaza, après que Israël et le Hamas ont accepté en octobre un cessez-le-feu soutenu par les États-Unis, qui a mis fin à deux années d’une guerre dévastatrice.

Mais il a rapidement fait sourciller en lançant des invitations tous azimuts, y compris au président russe Vladimir Poutine et à des pays très éloignés de la diplomatie traditionnelle au Moyen-Orient.

Depuis la création du Conseil, son fonds, géré par la Banque mondiale et approuvé par l’ONU, n’a reçu aucun financement de la part des donateurs, a encore indiqué à l’AFP cette source au fait de son fonctionnement.

Selon cette source, aucun versement n’a été effectué, car le fonds est conçu pour la phase de reconstruction et de développement, qui n’a pas encore commencé.

Les opérations militaires israéliennes à Gaza se poursuivent malgré le cessez-le-feu, et au moins 910 personnes ont été tuées depuis, selon le ministère de la Santé du territoire.

Israël conserve le contrôle de plus de 60 % de la bande de Gaza, y compris de tous les points d’entrée et de sortie, tandis que la population est concentrée sur le littoral.

Plus tôt mercredi, le quotidien britannique Financial Times a rapporté, en citant le porte-parole du Conseil, que ce dernier avait reçu des dons directement sur un compte JPMorgan.

Il n’existe aucune « exigence de transparence indépendante » pour ce compte JPMorgan, a souligné le FT.

Les grandes puissances européennes boudent ce Conseil, dominé par les partenaires de longue date de Washington au Moyen-Orient, les alliés idéologiques de Trump et de petits pays en quête de l’attention du président américain.

Le Conseil est dirigé sans ambiguïté non seulement par les États-Unis, mais par Trump lui-même, qui détient le dernier mot et peut rester aux commandes au-delà de sa présidence.

Trump a auparavant indiqué que les États-Unis verseraient 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) au Conseil, tandis que le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont chacun promis au moins 1 milliard de dollars.

Selon sa charte, les membres du Conseil doivent verser 1 milliard de dollars pour obtenir un siège permanent.

Une évaluation UE-ONU publiée en avril estime qu’il faudra plus de 71 milliards de dollars (60 milliards d’euros) au cours de la prochaine décennie pour la reconstruction de Gaza, où l’ONU juge la situation humanitaire « critique ».

Sources additionnelles • AFP

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

Trump lance son "Conseil de la paix" alors que les tensions entre les États-Unis et l'Iran s'intensifient

À Davos, Trump signe la charte pour la création de son "Conseil de paix"

Un "Conseil de la paix" avec Poutine et Loukachenko ? "Merci, mais sans nous", disent les alliés traditionnels des Etats-Unis